D'après les témoignages du personnel de renseignement et celui du prévenu lui-même, il ressort que les parties, y compris l'accusé, font une distinction claire entre les types d'interrogatoires et les types d'autorités, et il est clair que le prévenu a été l'initiateur et le chef de la forme de l'interrogatoire, et de nombreuses déclarations concernant « l'assistance » en son nom concernant le retour des armes et la réception d'une « faveur » en leur faveur, concernent rien de plus que la restitution des armes. L'accusé n'a pas été invité à avouer, à incriminer ou à témoigner.
La conclusion claire de ce qui précède, y compris les propos du prévenu lui-même, est qu'au stade de l'enquête de renseignement du prévenu, aucune négociation n'a eu lieu pour un accord entre l'État et les témoins, le prévenu ne le pensait pas, il n'y avait eu que des discussions sur le retour des armes, rien n'a été promis, aucun accord n'a été formulé, l'accusé lui-même n'a pas nié sa capacité à rendre les armes, mais a plutôt réussi à le faire.« Pour ça.
Je trouve crédibles les témoignages des enquêteurs du renseignement et leurs affirmations concernant la conduite d'une enquête sans obligation d'incrimination ou de demande de témoignage, ni aucune en lien avec l'enquête sur l'affaire ou les complices, crédibles et correctes.
Ce qui précède contredit totalement les arguments de la défense concernant les négociations pour que le prévenu soit témoin de l'État. Ces arguments manquent de fondement factuel et doivent être rejetés.
Il convient de préciser que ce qui précède suffit à justifier le rejet de la demande d'inadmissibilité du P/172, un argument fondé sur un lien présumé entre l'enquête menée par le personnel de renseignement et celle menée par les interrogateurs policiers du 2 août 2016.
L'argument en faveur de l'inadmissibilité du P/172 repose sur l'affirmation que, dans le cadre du dialogue avec le personnel de renseignement, il y a eu des négociations avec un témoin de l'État. Puisque cet argument est rejeté, la base de l'argument est que, compte tenu du lien entre l'enquête P/172 et le processus avec le personnel de renseignement, l'enquête est irrecevable.