Il est plus que nécessaire d'ajouter que même si ces négociations auraient pu être menées de la manière que le prévenu souhaite l'appeler, pour que son recrutement comme témoin de l'État (et il convient de souligner que non seulement cela n'a pas été prouvé, mais que le contraire a été prouvé), les négociations avec le personnel du renseignement (qui qu'il soit) se sont soldées par un échec. Il a été prouvé que les négociations se sont terminées lorsque le personnel du renseignement a rencontré le prévenu le 24 juillet 2016, alors qu'il était parfaitement clair pour le prévenu que les négociations avaient été terminées et qu'« il n'y a pas d'accord et rien ». Comme mentionné, cela est plus que nécessaire, puisque les négociations qui ont eu lieu n'avaient pas pour but de faire du prévenu un témoin de l'État, il n'a pas été proposé de cette proposition, et cela n'était pas à l'ordre du jour.
Quoi qu'il en soit, chaque négociation a finalement été conclue une semaine avant l'interrogatoire du prévenu par les policiers, le 2 août 2016 (P/172).
En ce qui concerne l'interrogatoire du prévenu dans P/172, qui inclut ses aveux explicites, une vue des images d'interrogatoire sur le disque P/172 conduit à la conclusion claire que le prévenu considérait cette rencontre comme une partie intégrante de son interrogatoire ultérieur par les interrogateurs de la police, dans l'avertissement donné à P/163.
Le prévenu a été interrogé le 2 août 2017 avec un avertissement, il sait très bien qu'il n'y a pas de négociations ici, et qu'il s'agit d'un interrogatoire policier avec un avertissement à toutes fins utiles, et après une courte pause, le prévenu est perçu comme poursuivant la conduite concernant l'enquête dans cette affaire, il engage un dialogue de son propre chef, se réfère à l'A/163, le document imprimé, pose des questions , soulève des affirmations sur ces mots et d'autres, et en pratique il dirige la poursuite de l'enquête dans le cadre de P/172, concernant cette affaire, et dans ce cadre il donne des aveux explicites.