Deuxièmement, le fait qu'un squelette du TASE vaut en fait des millions de shekels (comme le montre la requête) car il constitue une cible attrayante pour le rachatage et l'entrée dans le trading « backdoor », ne signifie pas qu'il est censé avoir une telle valeur, ni que le TASE et l'ISA sont obligés de permettre l'entrée au trading « par la porte dérobée ». La manière pour qu'une société devienne publique est de publier un prospectus, en vertu des dispositions de la Loi sur les valeurs mobilières, 5728-1968 (ci-après : la Loi sur les valeurs mobilières). La raison de la nécessité d'un prospectus, a précisé la Cour suprême :
« En 1929, la bourse américaine s'effondra, entraînant la chute de l'économie américaine - et des économies du monde entier - d'une manière qui conduisit à une période économique difficile et durable, connue sous le nom de 'Grande Dépression'... L'une des leçons tirées de cette crise était que le marché boursier ne devait pas être laissé sans surveillance... Le principal outil par lequel la supervision est assurée est l'imposition d'une obligation de prospectus... dans le cadre de la transparence complète... » (Appel de la requête/demande administrative 7313/14 Israel Securities Authority c. Kedem Group Renforcement et renouvellement des bâtiments dans un appel fiscal au paragraphe 14 (12 octobre 2015)).
D'après les règles de cotation du règlement TASE, la manière de devenir une société publique est de publier un prospectus (voir : affaire Kedem, supra, et Amir Wasserman, « The Obligation to Publish a Prospectus as the Defense of the Investor Public », Yoram Danziger 171 (Limor Zer-Gutman, Ido Baum eds., 2019)). Si un objet achète néanmoins en entrant dans une activité dans une société publique qui est essentiellement une « société écran », il en a le droit (sous réserve des approbations requises par les institutions de la société), puisque la société n'a pas cessé d'exister et n'a pas cessé d'être publique. Cependant, elle peut le faire même lorsque les actions de la société figurent sur la liste de préservation, tout en tentant alors d'agir dans le cadre des règles permettant le retour des actions sur la liste principale, sous la supervision appropriée de l'ISA et du TASE. Il convient de noter que selon le décompte de l'Autorité, la moitié des entreprises figurant sur la liste de conservation, en raison de leur transformation en « sociétés écrans », ont également retrouvé leur chemin vers la liste principale.