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Affaire pénale (Haïfa) 44064-11-20 État d’Israël c. Shakib Abu Rukun - part 2

mars 19, 2026
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Partie générale

  1. Au moment pertinent de l'acte d'accusation, le prévenu était autorisé à exercer le droit et exerçait dans l'immobilier. Majda Hanani Hasson (ci-après : « Majda ») est spécialisée dans le courtage immobilier, bien qu'elle n'ait jamais été légalement autorisée à exercer ce métier.  Sur fond des professions de l'accusé et de Majda, les deux entretenaient des relations d'affaires.

Les faits du premier acte d'accusation

  1. Au moment pertinent de l'acte d'accusation, Ze'ev Beckman (ci-après : « Beckman »), résident d'Afrique du Sud, était enregistré comme propriétaire de 2 000/40 392 parcelles (représentant une superficie de 2 000 mètres carrés) sur le terrain identifié comme parcelle 31 dans le bloc 11514, sous la juridiction du conseil local de Daliyat al-Carmel (ci-après : le « Immobilier »). Il n'y a aucune connaissance préalable entre Ze'ev Beckman et le prévenu.

À une date inconnue de l'accusatrice, proche du 11 juillet 2016, Hadid Munir (ci-après : « Munir ») a approché Majda, dans le cadre de sa pratique de courtage immobilier, afin d'acheter un terrain.  Majda proposa à Munir d'acheter les terres.  Après des négociations entre Munir et Majda concernant les termes de la transaction, Majda et Munir convinrent que le prix du bien immobilier serait de 150 000 NIS (ci-après : la « Transaction »).

Le 10 septembre 2016, après que Majda a informé le défendeur des détails de la transaction, le défendeur, Majida, le mari de Majda, Jad Hasson, le mari de Majida (ci-après : « Hasson »), Lauzan Munir (ci-après : « Lausanne »), Fares Munir (ci-après : « Fares ») et Munir se sont rencontrés au domicile de Munir dans le village de Daliyat al-Carmel.

À cette occasion, le défendeur a présenté frauduleusement aux présents un document intitulé « Accord de vente », daté du 10 septembre 2016, dans lequel il était écrit, entre autres, que Beckman s'engageait à vendre le terrain à Lausanne et Fares en échange d'un paiement de 75 000 NIS à transférer à Beckman au moment de la signature du contrat de vente (ci-après : le « Contrat de vente »), sans la connaissance et le consentement de Beckman.  Le défendeur a signé l'accord de vente avec Lausanne et Fares, sachant que Beckman n'était pas au courant de l'accord de vente, ne s'autorisait pas à vendre le terrain, et que la contrepartie effectivement versée au défendeur pour le terrain était de 150 000 NIS.

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