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Affaire de crimes graves (Nazareth) 44182-03-16 État d’Israël c. Anonyme - part 69

février 11, 2019
Impression

Le témoin a continué à affirmer qu'il niait l'affirmation selon laquelle le prévenu lui avait déjà déclaré la nuit du meurtre que quelqu'un avait été poignardé.  Et voici ce que le témoin a dit dans son témoignage devant nous :Que je l'ai dit encore, que je dis qu'il a été poignardé, même si je l'ai dit lors de l'interrogatoire, il y a aussi des choses qui sortent de l'interrogatoire, d'accord ? Toutes sortes de cafés avec Eyal Harari et toutes sortes de choses, je ne veux pas entrer dans ces endroits, écoute, je suis .....  Quelque part, il y a eu une tentative de persuader un certain indice dans tous les sens et tu sors et tu vas le dire, puis tu seras libéré et tout va bien, ...Plus tard, on demanda à S. : «À l'extérieur de la salle d'interrogatoire, quelqu'un t'a dit le mot poignardé ? Quelqu'un t'a dit de dire ça, il l'a dit dans cette conversationEt la réponse à cela est : «Il ne me l'a pas dit, il ne m'a pas dit, il m'a laissé entendre" (p. 379, lignes 16-33).

Le témoin S. a été longuement interrogé dans ce contexte et a insisté sur sa déclaration selon laquelle, en dehors des salles d'interrogatoire, il a été poussé et laissé entendre pour dire ce qu'il avait dit dans sa déclaration à la police, selon laquelle, le prévenu avait fait référence au fait que le défunt avait été poignardé (p. 389, lignes 22-32).

Au cours de son contre-interrogatoire, le témoin S. a évoqué le déroulement de son interrogatoire et les tentatives des interrogateurs d'obtenir des informations sur la référence du prévenu à la cause du décès, et il a déclaré ce qui suit : «Ce que j'ai compris à ce moment-là, c'est qu'il voulait que je répète que, soi-disant, dans les quelques minutes qui ont suivi l'incident, je dirais que (l'accusé) avait appelé et dit, pour ainsi dire, que quelqu'un avait été poignardé" (p. 428 de Prut, lignes 13-15).

Et de nouveau, lors du contre-interrogatoire, le témoin S. a souligné : «...  Et je te dis qu'il ne m'a pas dit le mot « poignarder »...» (p. 440 de Prut, ligne 19).

  1. Compte tenu de ce qui précède, la question se pose : y a-t-il place à préférer la déclaration externe de S. à son témoignage ici devant nous ?

Dans ce contexte, nous allons nous référer aux instructions Section 10A à l'Ordonnance sur les preuves intitulée « Vous avez dit un témoin devant le tribunal. »  Le libellé de la section est le suivant :

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