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Affaire de crimes graves (Nazareth) 44182-03-16 État d’Israël c. Anonyme - part 64

février 11, 2019
Impression

De même, il est clair que les réponses du défendeur lors de son contre-interrogatoire, lorsqu'il a tenté d'expliquer ses déclarations dans ce contexte, sont des réponses déroutantes sans fondement.  Oui, le prévenu s'est contredit et ne savait pas comment fournir des explications satisfaisantes sur cette question.  (Voir, par exemple, pp. 540-541).

Le prévenu a déclaré dans son témoignage devant nous qu'il était resté chez S. cette nuit-là.  Confronté à la revendication de S., qui indique que lui et le défendeur ne se sont pas rencontrés aux heures auxquelles le défendeur faisait référence ce soir-là (ce qui va à l'encontre de la revendication du défendeur), le défendeur a alors affirmé que S. avait menti (p. 503, ligne 1).

L'accusatrice a longuement interrogé l'accusé dans ce contexte et l'a confronté aux conclusions qu'elle avait en sa possession, notamment le fait que l'accusée avait envoyé des messages texte à S. et même lui avait parlé au téléphone, pas moins de six fois, tout cela sur la même période entre 23h38 et 00h11 de cette nuit-là.  À cet égard, je n'ai pas jugé nécessaire d'élargir la discussion, car ce fait n'est pas crucial pour notre affaire, puisqu'il s'est produit après le meurtre.  Oui, il n'y a aucun doute que le prévenu a quitté la maison.

Dans le contexte des messages, l'accusateur a également fait référence à un rapport de Kobi Forleiter, qui montre que l'accusé a supprimé tous les messages texte entre lui et S., ainsi que les conversations téléphoniques avec sa mère.  Selon l'accusateur, cela constitue un comportement suspect (p. 542).

Plus tard, à 00h15, le prévenu a appelé A.H.  et lui demanda de le conduire chez son oncle, N.  Selon le prévenu, il a demandé à A.H.  pour le conduire chez son oncle afin qu'il prenne son vélo, tandis qu'Ophir témoignait qu'il avait conduit l'accusé chez son oncle.  Cependant, il l'a fait parce que le défendeur voulait y dormir (p. 505, lignes 14-19).  Dans ce contexte également, le défendeur a affirmé que A.H.  Il a menti.  Dans la continuation de son contre-interrogatoire, lorsque le prévenu a évoqué la contradiction entre son témoignage et celui de A.H.  À ce sujet, il a déclaré : «Donc il ne m'a probablement pas bien compris, je lui ai dit de m'emmener à Nadav» (p. 517, ligne 12).

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