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Affaire de crimes graves (Nazareth) 44182-03-16 État d’Israël c. Anonyme - part 109

février 11, 2019
Impression

Inutile de dire que, à mon avis, les interrogateurs se sont trompés en essayant de conseiller au prévenu de ne pas conserver le droit de garder le silence (contrairement aux conseils de son avocat de la défense et même dans une tentative de jeter des difamations sur ces conseils), notant qu'il était censé assumer les conséquences de son silence à la fin de la journée.  Je suis d'avis qu'un enquêteur de police ne devrait en aucun cas agir pour obtenir la « reine des preuves », c'est-à-dire une confession de l'accusé.  Oui, les enquêteurs de police doivent veiller à ne pas dépasser la limite permise, tout en s'introduisant dans la zone réservée à la relation entre le prévenu et l'avocat de la défense.  Dans ce contexte, je vais me référer au jugement Elzam ci-dessus.

Dans le même contexte, lors d'une des occasions, après une réunion entre l'accusé et ses parents, au cours de laquelle l'accusé a pleuré et a embrassé sa mère ; L'enquêteur Ben-Lulu a choisi de faire passer à l'accusé la chanson « My Dear Mother ».  Lors de son interrogatoire devant nous, Lulu a tenté d'expliquer ses actions en déclarant :

"C'était dans le contexte, désolé, c'était dans le contexte, il suffit de prendre une certaine chose et d'essayer quelque part de lui offrir une assurance large quand cela concerne en fait un certain cours d'enquête et je vais expliquer, n'est-ce pas que le jour du meurtre, la mère de Hattin le cherche sans cesse, lui envoie des messages, je supplie mon fils de me répondre, s'il vous plaît, ce qui s'est passé.  ..... Et puis je lui ai lancé ces conversations, les mêmes conversations auxquelles ma mère, la chère mère de (l'accusé), était censée répondre parce qu'elle était inquiète, tellement inquiète pour son fils unique.  Et malgré les supplications de sa mère, il ne lui répondit pas.  Il la rabaissait aussi."

(p. 150, ligne 27 à - p. 151, ligne 2).

Plus tard, dans son propos, l'enquêteur a tenté d'expliquer et d'expliquer son déplacement.  Cependant, c'est similaire, sans succès.  Il est impossible d'ignorer l'impression que cet acte est venu d'exercer une pression supplémentaire sur le prévenu et de le placer dans une situation de rupture qui l'aurait conduit à une situation de coopération avec les autorités d'enquête.

  1. De plus, l'interrogateur Ben Lulu a été invité, dans le cadre de son témoignage, à relater, entre autres, l'attitude qu'il a affichée envers le prévenu aux premiers stades de l'enquête, lorsqu'il a jeté des doutes sur son caractère, notant la conduite « criminelle » du prévenu. C'était la question qui lui était adressée, accompagnée de la réponse de l'interrogateur :

"Avocat Arbel :         ....  Le chef de l'équipe d'enquête, pourquoi lui dites-vous qu'en gardant le silence il agit comme un enfant criminel, merde, pourquoi, nous en sommes encore aux premiers stades de l'enquête.

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