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Autorité d’appel civil 6607/19 État d’Israël – Police israélienne c. Moti Yakubov - part 8

février 12, 2020
Impression

Le défendeur a des réserves quant à la comparaison de son dossier avec d'autres affaires où il a été déterminé qu'il s'agissait d'une contournement de la procédure administrative, plutôt qu'd'une attaque indirecte.  Selon lui, dans ces affaires, des questions d'importance publique étaient discutées, et c'est cette nature qui rendait l'essence de la revendication administrative, plutôt que civile.  Ainsi, il souhaite prétendre que sa matière est différente de la matière גליק mentionné ci-dessus, où nous avons discuté d'un sujet explosif concernant la demande d'indemnisation d'une personne pour ne pas avoir été autorisée à prier sur le Mont du Temple.  De même, même dans la question de Golan C'était une demande d'indemnisation Suite aux dégâts prétendument causés aux habitants du sud de Tel Aviv en raison de la politique de la municipalité de Tel Aviv concernant les demandeurs d'asile dans la ville.  Selon l'intimé, Dans notre cas, nous ne traitons que du cas concret des circonstances de son emploi et de son licenciement.  Comme indiqué, cela ne devrait pas être consenti.  Les implications générales de décider d'un sens ou de l'autre sont claires, bien qu'il soit difficile d'en estimer l'ampleur.  De plus, même si cette question n'avait aucune importance publique, elle n'aurait pas aidé le défendeur.  Cela ne changerait pas le fait que le législateur a clairement exprimé son intention que les poursuites relatives aux questions évoquées soient traitées Dans la section 93A À l'ordonnance La police sera clarifiée devant la Cour des affaires administratives.  Il resterait également le fait que sa revendication ne soulève aucune question qui ne relève pas du champ de cette section, et que sa nature administrative est claire.  Revenons à la question Golan:

« ...  Le tribunal de district et les intimés ont notamment souligné la manière dont la déclaration de la demande a été rédigée, ce qui fait explicitement référence aux aspects publics larges de la question.  À mon avis, ce n'est pas l'accent, et même si une déclaration de demande « allégée » et formelle avait été déposée - en supposant qu'elle soit sincère selon les souhaits des requérants, et que tout cela ne soit rien d'autre que pour recevoir une compensation financière et rien de plus - la loi sur la demande serait restée la même.  Le test est en substance, et non en la forme ou la motivation du demandeur...  Une telle attaque, dans les circonstances de l'affaire, doit être menée devant le tribunal administratif » (ibid., au paragraphe 4 de mon avis).

  1. En résumé, un examen de la nature de la réclamation révèle qu'en pratique, il s'agit d'une attaque directe contre l'acte administratif et non d'une attaque indirecte. Ainsi, l'audience ne peut pas avoir lieu devant le tribunal de magistrats en tant que question à Guerra.  La question administrative relative à son recrutement dans la police, à sa fonction et, en fin de compte, à son licenciement du service est au cœur de la demande du défendeur.  Elle et elle seule donnent lieu à la demande de réparation financière de l'intimé.  Par conséquent, il doit porter cette question, comme l'ordonne la législature, devant la Cour des affaires administratives.  En effet, on peut supposer que ce résultat entraînera des désagréments et des coûts plus élevés pour la conduite des procédures judiciaires pour le défendeur.  Cela s'explique par le fait que cela peut nécessiter une audience partagée dans le procès.  Cependant, il semble que, d'un point de vue pratique, épuiser la procédure devant la Cour des affaires administratives entraînera même la fin des aspects financiers sans nécessité de discussion supplémentaire, car ceux-ci peuvent généralement être quantifiés sans clarification juridique distincte.  En tout cas, la considération susmentionnée concernant la division de l'audience qui pourrait survenir ne peut passer outre l'intention claire du législateur que ces questions soient entendues devant un tribunal administratif.  Dans la mesure où il est déterminé qu'il y a eu un défaut administratif dans la conduite de la police, le défendeur pourra épuiser la traduction du jugement en valeur monétaire et, même si nécessaire, s'adresser au tribunal compétent pour clarifier son droit à une indemnisation financière, qu'il affirme en découler.

Il convient de préciser qu'en ce sens, aucune position ne doit être exprimée concernant les revendications du défendeur dans l'action elle-même.  Tout ce que nous avions à décider, c'était de la direction indiquée par le panneau d'autorité.  Il est clair que les arguments substantiels des parties leur sont réservés, mais ils doivent être clarifiés devant le tribunal compétent.

  1. Enfin, après examen de la demande et en réponse, nous avons décidé, comme mentionné précédemment, d'accorder l'autorisation d'appel et d'examiner la demande comme un appel. L'appel est accepté.  Les jugements des tribunaux de première instance sont nuls et non avenus.  La demande du défendeur est rejetée d'emblée faute d'autorité substantielle.  Il peut engager une procédure appropriée dans un délai d'un mois devant le tribunal administratif compétent.  Le défendeur assumera les frais juridiques et honoraires d'avocat du demandeur pour un montant de 12 000 ILS.

Publié aujourd'hui, le 12 février 2020.

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