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Autorité d’appel civil 6607/19 État d’Israël – Police israélienne c. Moti Yakubov - part 2

février 12, 2020
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Les arguments des parties

  1. La requérante soutient que sa demande soulève une question de principe, à savoir la compétence du tribunal de première instance pour entendre une réclamation financière liée aux décisions de la police concernant le recrutement, la mise en place et le licenciement d'un policier. L'État cherche à soutenir que le tribunal de première instance n'a pas cette compétence et que le tribunal a accepté d'entendre la demande du défendeur est le tribunal des affaires administratives.  Cela s'explique par l'article 93A de l'Ordonnance sur la police [Nouvelle version], 5731-1971, qui exclut, entre autres, les décisions concernant le recrutement, la mise en place et le licenciement des policiers de l'application de la relation employeur-employeur, ainsi qu'en vertu de la loi sur les tribunaux administratifs 5760-2000, qui stipule que les réclamations visant des décisions attaquant ces questions seront portées devant la Cour des affaires administratives (article 37 de l'avenant la première de la loi).  Selon l'État, il est inconcevable que la législature ait choisi d'exclure la relation d'emploi entre les policiers et l'État de la compétence du tribunal du travail, qui ne conteste pas avoir l'expertise professionnelle nécessaire pour discuter de ces questions, mais permet en même temps à un tribunal civil sans expertise en droit du travail de statuer sur ces questions.  Il est clair que sans les policiers, la réclamation aurait dû être clarifiée devant la Cour du travail.  Par conséquent, un dispositif spécifique est mis en place, stipulant qu'en raison du statut particulier et de la nature administrative de l'emploi des policiers, les réclamations dans leur affaire doivent être transmises au Tribunal des affaires administratives, le test de recours est retiré et la demande doit être clarifiée selon son fond, selon la manière définie par le législateur, même si le demandeur place une indemnisation financière au centre.

L'État soutient en outre que le tribunal de première instance ne devrait pas être autorisé à entendre la question des agressions indirectes en tant que question Section 76 du droit des tribunaux [version consolidée], 5744-1984.  Selon elle, les questions relatives aux actes administratifs de recrutement, de placement et de licenciement de l'intimé sont les principales questions à clarifier dans sa réclamation, et il ne s'agit donc pas de litiges en marge de la demande.  Le point principal de la discussion n'est pas l'allègement financier exigé par le défendeur, mais plutôt les défauts administratifs dans la conduite policière qu'il allègue.  Par conséquent, cela doit être discuté devant un tribunal auquel le législateur a confié l'autorité substantielle pour le faire - La Cour des affaires administratives.

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