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Affaire de crimes graves (Centre) 16924-10-22 État d’Israël c. Iman Musrati - part 90

janvier 21, 2026
Impression

Comme on peut le voir, il s'agissait d'un interrogatoire sommaire, au cours duquel l'accusé a été invité à fournir ses explications à l'étendue de preuves recueillies pour ses fonctions.  Le prévenu ne fournit aucune explication, s'accroche à sa déclaration selon laquelle il ne se souvient de rien du jour du meurtre, et nie catégoriquement son implication sans présenter d'alibi et sans fournir d'information qualificative positive pouvant être examinée.  Il poursuit ses fausses réponses à propos de l'abonné 685, affirmant faussement qu'il ne sait pas (omis)...  et qu'il ne connaît pas Wasfi ni n'est lié à elle, et qu'il refuse à contrecœur de tenter de réfuter l'hypothèse raisonnable selon laquelle l'accès à WhatsApp avec l'abonné 685 est bloqué par son empreinte digitale.

Nous résumerons la conduite de l'accusé lors de l'interrogatoire, et nous indiquerons qu'en plus de la tentative de se présenter comme coopératif, répondant aux questions des interrogateurs et ne conservant pas le droit de garder le silence, en pratique l'accusé est resté silencieux sur ses actes le jour du meurtre et le jour de l'arrestation, invoquant faussement des difficultés de mémoire.  Il a eu de nombreuses occasions de fournir une version d'alibi et de fournir des informations disculpatoires, par exemple concernant la remise d'un téléphone à une autre personne à des moments pertinents, et le prévenu s'est complètement abstenu de le faire, préférant maintenir l'ambiguïté jusqu'à ce que la situation probatoire soit devenue claire.  De plus, en plus du déni catégorique de son implication dans le meurtre, le prévenu a également nié faussement de nombreux faits factuels, ce qui l'a finalement contraint d'avouer lors de son témoignage au tribunal, par exemple concernant la collecte de la Mitsubishi le jour de l'arrestation, le démontage des plaques, la commande de la dépanneuse et le chargement de la Mitsubishi dessus, son lien avec l'abonné 685, la nature de sa connaissance de Waspi et (omis), la capture d'écran avec les détails de la Mitsubishi, la connaissance du défunt et de sa famille.  La date de la nouvelle du meurtre et les recherches sur internet, et bien plus encore.  Un tel comportement est incohérent, même légèrement, avec celui d'une personne innocente, qui n'a rien à voir avec les actes, qui est censé crier son innocence et fournir une réponse détaillée, complète et précise à ses actes, afin que sa version puisse être examinée et confirmée.  La préservation généralisée du droit de garder le silence à toutes les dates pertinentes, ainsi que des mensonges flagrants sur les faits et des preuves concluantes qui lui sont lancées, renforcent les preuves de l'accusation et établissent une autre couche importante dans l'organe de preuve attribuée au devoir du prévenu.

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