En résumant les conclusions de cette enquête, je tiens à souligner que le prévenu continue de garder le silence sur ses actions durant les deux jours concernés, affirmant ne rien se souven, niant toute implication dans le remplacement de la plaque malgré la vidéo où elle est documentée, niant faussement tout lien avec le numéro 685, non seulement en lien avec le jour du meurtre, mais aussi avant et après, et ne profite pas des occasions explicites qui lui ont été données pour décrire des dates précises où il n'avait pas l'abonnement. Comme d'habitude, le prévenu affirme ne pas connaître la victime ni son identité, et qu'il a donc eu du mal à fournir une explication aux recherches sur Internet, qui incluaient même le nom explicite du défunt.
Un sixième et dernier interrogatoire a eu lieu le 6 octobre 2022 à 10h13, par l'interrogateur Sagi Abramov [P/162 - Déclaration, P/164 - Transcription]. L'enquête s'ouvre sur une autre référence, identique à celle de ses prédécesseurs, à la question du conflit. Le défendeur affirme qu'il n'est pas personnellement impliqué dans un litige, et qu'il n'a aucune explication sur les raisons pour lesquelles des tentatives ont été faites pour l'éliminer. Il refuse une fois de plus de déverrouiller les téléphones verrouillés et continue d'affirmer que tous les membres de la famille les utilisent et ont les codes, et qu'il n'a aucun secret sur ces téléphones. Il continue de nier tout lien avec l'article de papier et affirme ne pas se souvenir pourquoi il a conduit vers le nord après le meurtre dans la Mercedes d'Abu Khalifa. On lui montre une vidéo de lui depuis la station-service en route vers le nord, et il ne se reconnaît ni lui-même ni la voiture, affirmant qu'il ne se souvient même pas s'il conduit la Mercedes. L'interrogatoire revient sur le sujet des téléphones, et on lui montre à nouveau les trois téléphones saisis. Cette fois, le prévenu affirme qu'il ne se souvient pas s'ils étaient les siens, ni s'ils ont été arrêtés lors de son arrestation.