Il convient de noter que la jurisprudence mentionne un test similaire par nature à celui combiné, selon lequel le tribunal doit regrouper « quatre concepts clés » qui caractérisent la conduite du coupable : un plan commun ; un cercle interne ; un contrôle fonctionnel ; et un seul organe (voir appel pénal 8704/09 Basha c. État d'Israël, par. 24 du jugement du juge (comme on l'appelait alors) c. Hendel (11 novembre 2012) (ci-après : l'affaire Bacha ; appel pénal 8382/17 Jaber c. l'État d'Israël (28 juillet 2019)).
L'application de ces tests aux circonstances de l'affaire devant nous conduit nécessairement à conclure que le prévenu doit être considéré comme coauteur de toutes les infractions, y compris l'infraction de meurtre dans des circonstances aggravées. Si l'on se concentre d'abord sur le jour même du meurtre, les actions de l'accusé ce jour-là suffisent à déterminer avec certitude qu'il était profondément impliqué dans le cercle « interne » des auteurs du meurtre, qu'il avait un contrôle fonctionnel étendu sur les actes, et qu'il a agi avec ses complices, comme un seul corps, dans l'exécution du plan de meurtre. Ainsi, l'accusé a joué un rôle actif et central dans la recherche et la recherche du défunt dans les heures du matin du jour du meurtre. Comme on peut se rappeler, le prévenu est arrivé au domicile du défunt à Mitsubishi vers 7h05, et à 7h30, il est passé devant la maison du défunt pas moins de six fois, s'attendant à ce qu'il parte. Des manœuvres similaires ont été menées en même temps, à plus petite échelle, par la Toyota, dans une démonstration claire d'activité conjointe, qui s'est accentuée avec le départ du défunt de son domicile et la surveillance menée par Mitsubishi et Toyota à ses trousses, jusqu'à ce qu'il soit clarifié qu'il avait quitté la région de Lod pour se rendre à son lieu de travail à Holon.
À ce stade, lorsqu'il semblait que le défunt avait échappé à ses poursuivants, c'est le prévenu qui s'est rendu à Holon, sur un itinéraire différent, il est donc clair qu'il disposait des informations concernant le lieu de travail du défunt. L'accusé se rend à Holon, encercle le lieu de travail du défunt, remarque vraisemblablement son arrivée sur les lieux, le signale par téléphone à ses partenaires chez Toyota, puis retourne à Ramla, dans la zone du domaine familial, pour continuer à attendre et à s'organiser. Plus tard, vers 11h00, le prévenu est reparti en Mitsubishi pour se rendre au lieu de travail du défunt à Lod, et pendant environ une heure a fait le tour du lieu de travail encore et encore, attendant que le défunt parte. En d'autres termes, le défendeur était également au courant des heures de travail habituelles sur les lieux et connaissait les secrets du plan élaboré pour nuire au défunt. Alors que le défunt repartait vers Lod, l'accusé l'a suivi et a immédiatement informé les passagers de la Toyota, qui quittait le complexe pour rejoindre la surveillance du défunt. À leur arrivée à Lod, la Mitsubishi et la Toyota se rendent l'une à l'autre sur les lieux du meurtre, qui se déroule en présence de l'accusé, juste devant ses yeux, alors qu'il passe lentement devant la voiture du défunt tandis que les deux assassins lui tirent dessus à bout portant.