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Affaire de crimes graves (Centre) 16924-10-22 État d’Israël c. Iman Musrati - part 154

janvier 21, 2026
Impression

Quant à la date de réception du téléphone de Samar, au-delà des divergences et contradictions trouvées entre la version du défendeur et celle d'Udai, et des mensonges trouvés dans la version du défendeur concernant la date de l'échange de la SIM contre l'abonné 761 et sa connaissance de cet échange, il a été prouvé avec certitude que le défendeur détenait déjà la SIM 685 dans l'après-midi du 28 août 2022, alors qu'il se trouvait encore au centre du pays et pendant de nombreuses heures avant d'arriver à Haïfa et de pouvoir rencontrer Samer pour récupérer l'appareil.  Ces faits ont été prouvés par le même appel téléphonique à la société Magnet à 13h15, suite aux informations reçues deux minutes plus tôt de l'abonné 401, ainsi que par une longue liste de correspondance commerciale dans l'abonné 685, qui peut être attribuée au défendeur, tout au long de la journée du 28 août 2022.  On dit qu'à partir de maintenant, la souscription 685 était en possession du prévenu jusqu'au jour du meurtre, qu'elle était en sa possession le jour même du meurtre, qu'elle était également en sa possession le dimanche 28 août 2022, et qu'elle était en sa possession le 29 août 2022, lorsqu'il a été arrêté par la police.  Le sous-signé 685 n'a jamais quitté les mains du défendeur, n'a pas été donné à Summer, ni à une autre personne.

Enfin, concernant l'allégation d'alibi, je mentionnerai d'abord que, bien qu'elle ait été déposée seulement longtemps après le dépôt de l'acte d'accusation et l'exposition aux preuves, il y a eu des développements à ce sujet sans explication convaincante.  De plus, la défense a beaucoup insisté sur la question de rester au restaurant Khalil le matin, même si le meurtre lui-même a eu lieu dans l'après-midi.  En ce qui concerne ces dates, l'alibi du défendeur affirmait qu'il se trouvait dans le domaine familial avec de nombreux membres de la famille, au moins entre 9h00 et 14h00.  Dans ce contexte, on s'attendait à ce qu'il puisse témoigner de nombreux témoins d'alibi, mais en pratique, aucun témoin n'a été appelé à ce sujet, à l'exception de Shaker, son père, qui n'était pas du tout au courant du voyage à Humus et n'a affirmé qu'avoir vu l'accusé dans l'enceinte avant de sortir prier, c'est-à-dire vers 11 heures, lorsque les passagers de la Mitsubishi étaient déjà dans l'enceinte, et Oddai, qui a donné une version fabriquée lors de ses interrogatoires auprès de la police et dont la version réprimée et évasive ne peut être attribuée à sa version réprimée et évasive.  Une perplexité similaire doit également être soulevée concernant le séjour au restaurant Khalil, puisque, selon l'accusé, lui et Adi ont rencontré de nombreux clients ainsi que le personnel du lavage auto, mais en pratique aucun témoin d'alibi n'a été présenté par la défense à ce sujet.  De plus, le témoignage du propriétaire du restaurant concernant les horaires d'ouverture, même dans sa version la plus étendue, est incompatible avec la description donnée par le défendeur et Odai à propos de ce matin-là, et il est indoutable de conclure que, dans ce contexte également, les deux ont donné une version fabriquée.

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