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Affaire de crimes graves (Centre) 16924-10-22 État d’Israël c. Iman Musrati - part 12

janvier 21, 2026
Impression

Un examen des résumés détaillés soumis par l'avocat du défendeur, avec ce qu'ils contiennent, et dans une large mesure aussi ce qui n'y est pas, montre qu'en réalité ils ne contestent pas ce qui est allégué dans les trois premières couches détaillées ci-dessus.  Il n'y a aucun débat quant au lieu et à la manière du meurtre, et les résumés de la défense reposent sur l'hypothèse que le meurtre a bien été commis sur la place Ben Gourion à Lod, de la manière décrite dans l'acte d'accusation.  Il n'y a pas non plus de contestation que les habitants de la Mitsubishi et de la Toyota ont participé activement au meurtre et ont coopéré ensemble tout au long de la journée, avant et après le meurtre.  Ainsi, par exemple, il est précisé au paragraphe 45 des résumés de la défense qu'il n'y a aucun doute sur le fait qu'immédiatement après le meurtre, les deux véhicules se sont rencontrés sur une route de terre près du complexe sportif municipal, où les passagers de la Toyota ont mis le feu à leur voiture et sont entrés dans la Mitsubishi, qui a pris la fuite.  Quant au troisième niveau, il n'y a pas un seul mot dans les résumés détaillés de la défense qui remet en cause l'affirmation selon laquelle les auteurs du meurtre auraient utilisé les téléphones opérationnels mentionnés et que le numéro 141 était en Toyota tandis que le numéro 685 était en Mitsubishi.  Le fait que la défense ne nie pas les trois premières couches a même été explicitement clarifié dans la conclusion des résumés oraux dans le procès-verbal du 5 novembre 2025.

En fait, au cœur des résumés de la défense se trouve la quatrième couche mentionnée ci-dessus, et l'argument principal des avocats de la défense est que l'accusateur n'a pas pu étayer l'affirmation selon laquelle le prévenu avait jamais été dans une Mitsubishi, alors qu'en ce qui concerne la souscription 685, l'argument est que le prévenu en a fait un usage certain et limité dans les semaines précédant le meurtre, mais que l'accusateur n'a pas pu étayer l'affirmation qu'il l'avait possédée le jour même du meurtre.  Les avocats de la défense ont également avancé une large gamme d'arguments spécifiques portant sur une preuve ou une autre ou sur les conclusions qui doivent en être tirées, ainsi qu'une plainte de principe concernant l'inadmissibilité des images des caméras de sécurité saisies par la police, en raison de l'illégalité des mandats de perquisition qui ont permis la saisie des vidéos.

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