Quant à l'ampleur de la violation des valeurs protégées, il a été soutenu qu'il n'y avait aucune indication dans le dossier du nombre d'étudiants ayant réussi les examens à la suite des actions des défendeurs.
L'avocat de la défense a cherché à accorder un grand poids à l'aveu des prévenus, à l'assumion de responsabilité, à leur casier judiciaire vierge et aux économies significatives de temps du tribunal compte tenu du grand nombre de témoins. Il a également demandé à prendre en compte le fait que les prévenus étaient détenus derrière les barreaux.
En ce qui concerne la défenderesse 1, il a été affirmé qu'elle était une femme instruite qui, malgré le processus judiciaire, poursuivait ses études supérieures (licence, master et début de ses études doctorales) et franchissait les limites malgré son appartenance à la société bédouine traditionnelle. L'avocat de la défense a ajouté qu'à la suite de la procédure pénale, la prévenue 1 a divorcé et paie un lourd tribut social pour ses actions dans l'entreprise à laquelle elle appartient. En raffinant la situation personnelle du prévenu, l'avocat de la défense estimait que la recommandation du Service de probation devait être adoptée, que la peine de réhabilitation devait être choisie et que le service d'intérêt général devait suffire.
En ce qui concerne la défenderesse 2, il a été affirmé que ses circonstances personnelles sont particulièrement difficiles car elle est la mère d'un enfant ayant des besoins particuliers. L'envoyer en prison laisserait ses trois enfants, en particulier les mineurs A et Z, sans mère et sans réponse à leur détresse. Il a été affirmé que la défenderesse 2 agit comme parent dominant de ses enfants mineurs, les accompagne aux traitements médicaux, et il est impossible d'envisager qu'ils restent sans elle. L'avocat de la défense a demandé à adopter la recommandation du Service de probation dans le cas du prévenu 2, à choisir une punition réhabilitative et à se contenter de travaux d'intérêt général.