L'avocat de l'accusatrice a également expliqué que l'accusatrice avait choisi de ne pas déposer d'actes d'accusation contre les femmes de paille mentionnées dans l'acte d'accusation et qui étaient des gants pour les prévenus, malgré le fait que sept d'entre elles aient été interrogées, par décision consciente et éclairée de poursuivre les accusés, qui étaient dans la haute hiérarchie qui gérait les femmes de paille. En réponse à la question du tribunal, il a répondu qu'il s'agissait d'une affaire complexe et que l'accusateur avait été contraint, compte tenu de sa taille et de son étendue, de définir à l'avance le nombre de prévenus potentiels pouvant être atteints, sinon le résultat aurait été une affaire « monstrueuse » et l'enquête aurait continué à ce jour. Déposer des actes d'accusation uniquement contre ces 7 femmes de paille interrogées aurait nécessairement établi une revendication d'application sélective. Il a également été soutenu que la décision de l'accusatrice dans notre affaire était raisonnable et relevait de son droit.
L'accusateur a demandé de ne pas adopter la recommandation du Service de probation et a demandé de ne pas choisir la voie de la punition réhabilitative, compte tenu de la nature des infractions et du fait que les prévenus sont des criminels « en col blanc », instruits et réussis. Dans ce contexte, il a été soutenu que le fait que la Prévenue 2 soit la mère d'un enfant ayant des besoins particuliers devrait être exprimé dans la peine appropriée, mais sans en dévier.
Pour étayer ses arguments, l'accusatrice s'est référée à la jurisprudence (articles 7 b-A/1, P/4, P/5 et P/6) et a ajouté que le composé, dans le contexte de la tricherie à un test lors d'un examen, peut aller jusqu'à un an de prison, et que le composé d'une personne ayant organisé la tricherie pour trois tests commence par 22 mois de prison. Les composés pour les infractions frauduleuses varient en valeur, mais vont de 25 mois de prison à 100 000 ILS, puis de 50 mois à 300 000 ILS.