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Audience civile supplémentaire 2045/05 Association des producteurs de légumes Association coopérative agricole dans l’affaire c. État d’Israël - part 7

novembre 5, 2006
Impression

Par conséquent, la requête doit être rejetée.  Je proposerais que les requérants soient tenus de supporter les frais juridiques ainsi que les honoraires d'avocat de l'intimé pour un montant de 20 000 NIS.

Postface

J'ai examiné l'avis de mon collègue, le juge Cheshin.  Je n'ai pas ici besoin d'aborder les doutes fondamentaux qui m'ont traversé l'esprit – si cette affaire constituait des motifs pour une nouvelle audience ; Mon collègue ancre-t-il ses affirmations empiriques sur cette « distorsion » généralisée et fréquente « dans la vie pratique » que l'« esprit » de  la règle d'Apropim  a créée – même avec un exemple ; Les procédures proposées par mon collègue pour présenter des « preuves externes » dans le but d'interpréter un contrat sont-elles cohérentes avec notre approche ?  D'une manière ou d'une autre, nous sommes unanimes, mes amis et moi, que la  règle Apropim – telle qu'elle est – vaut mieux abandonner la machine.  Cependant, nous sommes séparés concernant la résolution du différend entre les requérants et le défendeur, et suite aux commentaires de mon collègue, je souhaite réitérer plusieurs détails.

La discussion supplémentaire a été apportée concernant les questions fondamentales du droit des contrats et non la question de l'interprétation spécifique du contrat en litige.  Il s'agit d'une question concrète et particulière, qui ne relève pas du champ d'application de la discussion ultérieure.  Mon collègue estime que les lettres et les affidavits joints par les requérants à leur déclaration de demande suffisent à faire pencher la balance en leur faveur.  Mon avis, en revanche, est que toutes les lettres et déclarations, au nom des deux parties, devraient recevoir peu de poids probant.  En effet, les requérants ont également soutenu leurs affirmations dans des lettres et des affidavits de ceux qui travaillaient dans la fonction publique à ces moments.  Cependant, contrairement à l'opinion de mon collègue, je suis d'avis que l'État dans notre cas n'est pas composé d'une seule pièce.  Les mêmes responsables qui ont soutenu l'approche des pétitionnaires étaient, à l'heure pertinente, dans leur environnage : le ministère de l'Agriculture et du Développement rural et le Conseil pour la production et la commercialisation des légumes – tous deux ainsi que bien sûr aussi l'Organisation des producteurs de légumes – représentent en grande partie l'intérêt des agriculteurs, et individuellement, l'intérêt des producteurs de pommes de terre à recevoir la même subvention financière.  D'un autre côté, c'est ici qui tient le portefeuille du public – le Département du Budget du ministère des Finances.  Le ministre des Finances de l'époque, M. Avraham Beiga Shohat, sous sa responsabilité en raison de Rabba, s'est abstenu de fournir un affidavit.  Les requérants soutiennent leur revendication, ainsi que l'avis de mon collègue, dans une lettre qu'il a envoyée en 1997 en réponse à la demande des requérants.  Il ne fait aucun doute que la lettre de l'ancien ministre des Finances est acceptable.  Cependant, le fait que ses propos n'aient pas été présentés dans le cadre d'une déclaration sous serment est très important pour moi, et cela peut considérablement en réduire le poids.  À côté de la lettre de l'ancien ministre des Finances, nous recevons une déclaration sous serment de Ron Ayalon, coordinateur de l'agriculture à la division budgétaire du ministère des Finances de 1994 à 1996, qui a été directeur adjoint des budgets au ministère des Finances lorsqu'il a soumis l'affidavit.  C'est cette déclaration sous serment, j'en ai l'impression, qui représente la position de l'autre partie au contrat – l'État.  Je tiens à exprimer mes réserves face aux mots de mon collègue le Vice-Président selon lequel l'État est « piégé » par ce qui a été indiqué dans la lettre du Directeur général du Ministère de l'Agriculture aux moments concernés (lettre datée du 9 mai 1996).  L'État, aux fins de notre affaire – la personne qui a représenté l'ensemble du public dans le cadre de l'accord en question – est en réalité le ministère des Finances.  Ainsi, comme c'est le cas pour tout litige contractuel, lorsqu'il est venu devant le tribunal, chacune des parties a affirmé que son intention au moment de la conclusion du contrat était différente.  Cependant, à partir de la détermination même qu'un contrat a été conclu entre les parties, il s'ensuit qu'au moment de sa conclusion, elles avaient une seule intention commune.  Après ça, j'ai demandé à le retracer.  Dans les circonstances de l'affaire, lorsque chacune des parties tire dans la direction opposée, et puisque les parties n'ont pas du tout été interrogées sur leurs affidavits et en général, j'ai choisi d'attribuer à toutes ces déclarations un faible poids probant, et de trancher le litige conformément au contrat lui-même et aux circonstances qui ont conduit à sa conclusion, telles que révélées par l'infrastructure limitée qui nous a été présentée.

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