L'annulation de ces quotas s'inscrivait dans le cadre d'une tendance générale à la libéralisation dans le domaine des cultures maraîchères, l'importation attendue de cultures des zones autonomes étant un catalyseur pour déterminer la date de l'annulation et le taux de compensation.
Je note que la politique visant à compenser l'annulation des quotas a été reflétée encore plus tôt, lorsque les quotas pour les producteurs de tomates ont été annulés deux ans plus tôt, ainsi que dans la compensation accordée aux producteurs d'oignons, de carottes et autres cultures dans le cadre de l'accord avec vous.
Dans le même ordre d'idées, l'ancien ministre de l'Agriculture, M. Yaakov Tzur, a déclaré dans son affidavit devant le tribunal :
Je voyais cet accord comme un accord obligeant l'État à indemniser les producteurs de pommes de terre d'un montant de 1 700 NIS pour chaque dunam de quota que les producteurs disposaient. Il s'agit d'une compensation convenue qui a été déterminée après négociations, et à laquelle les producteurs ont droit en cas d'annulation de leurs quotas.
L'annulation des quotas de pommes de terre a été réalisée dans le cadre d'une tendance générale à la libéralisation dans le domaine de la culture maraîchère. L'ouverture du marché aux cultures autonomes a été un catalyseur final de cette tendance. Je dois préciser qu'en tant que ministre de l'Agriculture, j'ai essayé d'annuler les quotas de pommes de terre avant même les accords d'autonomie, mais les agriculteurs n'ont pas accepté. Les accords d'autonomie rendaient impossible le maintien des quotas, accélérant ainsi l'accord.
Je dois préciser qu'il y a eu des discussions difficiles entre les parties autour de l'accord de compensation, et que les ministres eux-mêmes ont participé à sa « clôture » finale. Il m'était clair qu'il ne s'agissait pas d'une obligation « unilatérale » que l'État ne pouvait pas remplir, mais plutôt d'un accord bilatéral à toutes fins pratiques, dans lequel l'État s'engageait à verser une compensation aux producteurs pour avoir pris leurs quotas.