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Audience civile supplémentaire 2045/05 Association des producteurs de légumes Association coopérative agricole dans l’affaire c. État d’Israël - part 19

novembre 5, 2006
Impression

Je suis d'accord qu'une « lecture complète » nous mène aux tours, mais cet appel nous conduit clairement et sans équivoque – non seulement « dans une certaine mesure » – à l'interprétation qui donne droit aux producteurs à la compensation qu'ils réclament.

Jusqu'ici – la signification du contrat en soi.

  1. Si tel est le cas dans le contrat lui-même, d'autant plus dans les preuves externes qui ont été soumises au tribunal au moment de l'interprétation du contrat. Les producteurs ont présenté devant le tribunal de nombreux affidavits attestant de l'objectif subjectif du contrat et des intentions des parties au moment de sa conclusion, et tous ces déclarants – y compris ceux qui ont représenté l'État lors des négociations – ont déclaré sans équivoque que la compensation aux agriculteurs – y compris les producteurs de pommes de terre – leur avait été accordée pour l'annulation des quotas ; donc, et sans autre raison. Mon collègue juge a trouvé un examen de ces affidavits aux paragraphes 29 à 34 de son opinion, et sa conclusion sans équivoque était que les preuves soutenaient les arguments des cultivateurs.  C'est aussi mon avis.
  2. Et c'est la question au cœur du désaccord entre les parties : la subvention accordée aux producteurs de pommes de terre visait-elle à les indemniser pour les dommages causés par l'ouverture du marché israélien des produits agricoles de l'Autorité palestinienne – et c'est l'affirmation de l'État – ou bien la subvention visait-elle à indemniser les producteurs pour l'annulation des quotas de production, comme le prétendent les producteurs ? À l'appui de leur demande, les producteurs ont soumis des affidavits au tribunal et des lettres rédigées par les personnes impliquées dans la conclusion du contrat au nom des deux parties, et l'État n'a pas contre-interrogé ni les déclarants ni les auteurs. Tous ces déclarants et auteurs nous ont informés dans un langage sans équivoque que la compensation aux producteurs – une compensation de 1 700 NIS par dunam de quota – était accordée pour l'annulation des quotas, et que la question des importations issues de l'autonomie n'était que marginale. L'ancien ministre des Finances, M. Beige Shochat, a écrit :

D'après ce que je comprends, l'objectif de l'accord avec vous du 24 novembre 1994 était en effet de compenser les différents producteurs, y compris les producteurs de pommes de terre, pour l'annulation de leurs quotas.

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