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Appel civil 4628/93 État d’Israël c. Apropim Housing and Development (1991) Ltd. ISRSC 49(2) 265 - part 51

avril 6, 1995
Impression

Dans l'une des affaires (voir Civil Appeal 719/89 [43], supra, p. 312), j'ai fait référence à cette activité – suivant la tradition continentale – comme à une interprétation complémentaire (erganzende auslegung).  Elle appartient à la famille de l'interprétation au sens large, mais elle diffère

 

de l'interprétation au sens restreint.  Sur fond de ces distinctions analytiques – dont toute l'importance réside uniquement dans la clarification de l'essence de l'activité judiciaire, à la lumière de la variété des critères qu'elle utilise – la position de mon collègue, le juge Matza, doit être examinée.

Interprétation au sens étroit

  1. En effet, dans les limites de l'interprétation au sens strict, la loi est avec mon collègue, le juge Matza. Lorsque l'interprète donne un sens à un texte juridique (constitution, loi, contrat, testament), il est limité au sens de la langue dans laquelle le texte est exprimé. L'activité interprétative est dictée par les définitions de l'activité linguistique.  « Parmi les options linguistiques soulevées par le texte, il faut choisir l'option linguistique, qui satisfait l'objectif du contrat... » (Jugement sur autres applications municipales 832/81 [29] supra, p. 45), et –

« Le point de départ de toute interprétation – qu'elle soit celle de la norme statutaire ou de la norme contractuelle – se trouve dans le langage de la norme.  Certes, l'interprétation ne se limite pas aux mots, mais les mots limitent l'interprétation » (Jugement dans l'affaire Ata [1], p. 304).

« ...Le tribunal doit choisir, parmi la variété des significations linguistiques prises en compte, la signification qui réalise l'objet contractuel...  »(Autres demandes municipales du président Shamgar 3804/90 [16], p. 213).  En effet, le commentateur n'est pas seulement linguiste, il doit aussi prendre en compte les limites linguistiques.  La signification juridique de la langue, qui vise à réaliser le but de la norme juridique dérivée de la langue, doit être cohérente avec l'une des significations linguistiques du texte.  J'en ai parlé dans l'un des passages, en notant :

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