Pourquoi les parties ne devraient-elles pas avoir la possibilité de démontrer, dans le cadre de preuves fiables (telles que la correspondance antérieure) sur les circonstances extérieures, que dans le contrat entre elles, le mot « cheval » a une signification particulière ? S'il y avait une erreur dans le contrat, et qu'au lieu d'écrire « machine », les parties ont écrit « cheval », la loi permet de corriger l'erreur et cette erreur ne constitue pas un motif d'annulation du contrat (article 16 de la loi sur les contrats (partie générale). Pourquoi n'est-il pas possible d'atteindre le même résultat, alors que les partis n'avaient pas tort du tout, mais selon le langage spécial, ils appelaient « chevaux » ce que tout le monde appelle « machines » ? Quelle est la logique juridique inhérente à la perception que les deux parties devraient être forcées à un contrat, ce qui, selon leurs intentions communes, ne voulait pas du tout, et lorsqu'il est possible de désigner un contrat qui, selon leurs intentions communes (subjectives), elles le souhaitaient ?
- Comme indiqué, l'harmonie entre les lois d'interprétation et les lois des contrats généraux doit être recherchée. Prenons la question de l'erreur. L'erreur se situe dans l'écart entre l'intention subjective d'une partie et le sens objectif du contrat :
« Même si un contrat est conclu, selon le test objectif, il est toujours possible qu'il soit annulé par la partie dont l'intention subjective existait un écart entre son intention subjective et celle impliquée dans la représentation qu'elle a faite. À cette fin, les lois sur les défauts du chapitre 2 de la loi sont prévues » (Président Shamgar, Civil Appeal 685/88 [3], supra, p. 603).
Quel est l'intérêt d'ouvrir et d'élargir cet écart, lorsque les deux parties ont une intention subjective commune, qui ne découle pas du langage clair du contrat ? Quel est l'intérêt qu'une telle approche interprétative défend ? Elle ne protège pas l'intérêt de la confiance, elle ne promeut pas la sécurité et la certitude. Elle ne permet qu'à l'une des parties, pour qui les termes de la transaction n'ont plus été confortables, de s'en retirer. Ce résultat est indésirable. Une interprétation harmonieuse du droit des contrats doit prendre en compte la totalité des lois. Il doit créer une synchronisation entre les règles d'interprétation et les lois de l'erreur. Une telle synchronisation n'existe pas si la théorie des deux étapes dans l'interprétation du contrat est adoptée.