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Appel civil 4628/93 État d’Israël c. Apropim Housing and Development (1991) Ltd. ISRSC 49(2) 265 - part 12

avril 6, 1995
Impression

À la base de l'interprétation de mes collègues de la disposition de l'article 6(h)(3) se trouve l'hypothèse que la disposition de l'article 6(h)(2) – qui régit le taux de réduction par rapport au prix dans les cas où l'entrepreneur suspend la présentation de sa demande pour la réalisation de l'obligation d'achat – doit être interprétée comme s'appliquant à la fois aux appartements situés dans les zones recherchées et aux appartements situés dans les zones de développement.  Le problème est que l'hypothèse de mes collègues concernant l'interprétation de l'article 6(h)(2) est une pure nouveauté.  Non seulement l'État n'a pas proposé cette interprétation dans son plaidoirie devant le tribunal de district, mais même dans l'argument devant nous (comme je l'ai déjà noté au paragraphe 8 ci-dessus), son avocat n'a pas contesté

 

la justesse de la décision du juge selon laquelle accepter sa position concernant l'interprétation de l'article 6(h)(3) laisserait l'État sans sanction pour le retard de la part de l'entrepreneur dans la présentation de sa demande de réalisation de son engagement d'achat des appartements du second type (appartements dans les zones de développement).  De plus, l'avocat de l'État a même expliqué qu'avec un tel résultat, l'État n'aurait aucune difficulté à l'accepter, puisque certains retards de la part de l'entrepreneur dans la présentation de sa demande ne lui causent pas de préjudice important, et parfois cela peut même lui intéresser.

C'est ainsi que les choses se sont déroulées dès le départ : bien que dans le procès du défendeur, déposé auprès du tribunal de district, les propos aient été formulés dans un langage quelque peu vague, cela impliquait l'argument selon lequel l'article 6(h)(2) régit les cas de suspension de la demande de réalisation de l'obligation d'acheter des appartements de premier type.  Sur la base de cette hypothèse, et sur la base de l'identité des expressions dans les deux sous-sections et de leur proximité l'une de l'autre dans le cadre de l'article 6(h), le Défendeur a cherché à interpréter l'article 6(h)(3) comme régissant le même sujet en ce qui concerne les appartements du second type.  Dans sa réponse et ses résumés, l'État n'a pas contesté la justesse de l'hypothèse de l'intimé quant au contenu de la disposition de l'article 6(h)(2) et à sa portée d'application, et son argument principal était que, malgré la même formulation et leur position dans le voisinage des deux sous-sections, l'article 6(h)(3) devait être interprété comme régissant une question différente.  En l'absence d'un argument explicite de la part de l'État selon lequel l'hypothèse du défendeur quant à l'interprétation de l'article 6(h)(2) ne devrait pas être acceptée, la conclusion fut qu'il existe (au moins implicitement) un accord entre les parties concernant l'interprétation de cet article.  En effet, le différend entre les parties, devant le tribunal de district et devant nous, portait uniquement sur la question de l'interprétation de l'article 6(h)(3).

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