La question de l'abandon
- Le troisième et dernier problème est celui de l'abandon. À cet égard, les requérants et le conseiller affirment que le major-général Goffman s'est abstenu de divulguer aux autorités d'enquête, après l'arrestation de M. Almakais, le fait que ce dernier avait été traité avec son approbation, par la 210e division. En conséquence, selon l'allégation, M. Almakais a été lésé, car le lien entre lui et les FDI n'a pas été correctement clarifié dans le cadre de l'enquête sécuritaire et criminelle. Je suis d'avis que ladite accusation contre le général Goffman est fausse, et lui rend même injustice. Pour comprendre cela, il est important de diviser la chronologie en deux : la période précédant l'interrogatoire du major Tzur à l'IIBAM (ci-après : la période précédant le 10 août 2022) ; et la période suivant l'interrogatoire du major Tzur à l'ICBM (ci-après : la période après le 10 août 2022). Je vais faire référence à ces périodes dans un sens inverse de l'ordre chronologique.
- La période après le 10 août 2022 : Comme mentionné, le 10 août 2022, le major Tzur a été interrogé par l'UICN en lien avec l'affaire Almakais. Cet interrogatoire, qui a eu lieu environ deux mois et demi après l'arrestation de M. Almakayes, est, selon les informations disponibles, la première fois qu'un membre de la 210e Division est interrogé en lien avec cette affaire (et cela, comme cela a été précisé, non pas parce que le lien entre le major Tzur et M. Almakais n'était pas connu des enquêteurs, mais à la lumière de leur évaluation justifiée selon laquelle cela n'avait aucun rapport avec la fuite d'informations au cœur de l'enquête sur la sécurité et la criminalité (voir ci-dessus, paragraphes 77-81)). Quelques heures plus tard, le général de division Goffman a appelé le chef du département des enquêtes de l'UICN et l'a explicitement informé qu'il avait approuvé la demande du major Tzur à M. Almaqais : « [Le général de division Goffman] souhaitait préciser qu'il avait autorisé [le major Tzur] à contacter des blogueurs traitant de la Syrie afin de recueillir des informations et à des fins d'influence » (paragraphe 6 du résumé de l'enquête sécuritaire de Ras)et la section 6(a) de la mise à jour du recensement). Il s'ensuit qu'à cette époque, le major-général Goffman assumait l'entière responsabilité de l'opération de M. Almakais par la 210e division, et il est difficile de comprendre comment une quelconque réclamation pourrait être portée contre lui à ce niveau à partir de cette date.
À ces mots simples et clairs, j'aimerais ajouter trois commentaires :