Il ajouta (au paragraphe 48 de son jugement dans l'affaire Gottesdiener) :
« Ainsi, un examen du préjudice au sens de la justice, distinct de l'existence d'une application sélective par l'accusation, clarifie le tableau. Ce sont deux avions distincts protégés sous prétexte de protection contre la justice. »
L'honorable juge Y. Amit avait des réserves à propos de cette décision et a noté, dans l'affaire Gottesdiener, au paragraphe 59 de son jugement que :
Je ne juge pas bon d'aborder la question de savoir s'il y a place pour accepter une invocation de défense de justice fondée sur une violation vague du sens de la justice et de l'équité, qui ne découle pas de défauts dans la procédure menée dans l'affaire d'un défendeur. Comme on peut s'en souvenir, lors de la première phase du test établi dans l'affaire Borowitz, le tribunal devait « identifier les défauts survenus dans la procédure menée dans l'affaire du prévenu et en déterminer l'ampleur, quelle que soit la question de sa culpabilité ou de son innocence. » Dans la mesure où il est établi que de tels défauts sont survenus, il est nécessaire de continuer à examiner dans la deuxième étape si « l'existence de la procédure pénale malgré les défauts constitue un coup sévère porté au sens de la justice et de l'équité » (Borowitz, p. 87). Il est à mon avis qu'il faut faire attention à une expansion incontrôlée de la doctrine de la défense de la justice. C'est ce que j'ai noté dans l'affaire Agbaria concernant la revendication de discrimination en poursuite, et en particulier un argument fondé sur une discrimination conséquente, comme établissant une défense de justice en droit pénal. En règle générale, je pense qu'il n'est pas correct de corriger 'erreur par erreur et injustice par injustice' (ibid., verset 65). »
Il n'est pas nécessaire de prendre position car, même si le test plus large de toutes les circonstances discutées par l'honorable juge N. Hendel avait été adopté, il n'y aurait pas eu de place à ce stade de la procédure que le sens de la justice avait été compromis. Dans notre cas, l'argument est que poursuivre une entreprise en vertu des actes de ses dirigeants, tout en accordant l'immunité aux dirigeants qui témoignent contre elle, viole objectivement l'équité de la procédure. Je ne pense pas. Comme je l'ai expliqué plus haut, le but de la théorie du pin est d'attribuer à la société une responsabilité pénale pour les actions de l'organiste. Il est vrai que les organes et la société doivent être poursuivis, mais si la poursuite était effectivement tenue d'accorder l'immunité aux organes, une question qui ne sera clarifiée que dans la procédure principale, alors la base conceptuelle pour poursuivre la société reste. Sinon, une société qui permettrait l'exécution d'actes de corruption à grande échelle, une « usine à corruption » selon les mots du juge Sagi, serait exemptée de ne rien faire.