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Affaire pénale (Tel Aviv) 4368-05-16 État d’Israël c. Siemens Israel Ltd. - part 134

juillet 3, 2017
Impression

Dans l'affaire Borowitz, la cour a noté les considérations que l'accusation doit prendre en compte pour examiner une distinction en matière de poursuite  (ibid., p. 820, paragraphe 32) :

« Le ministère public a le droit – dans les cas exceptionnels et sur la base de critères définis, clairs et égaux  – de se contenter d'accuser certains des impliqués.  En formulant sa position sur cette question, l'accusation doit prendre en compte un ensemble de considérations et leur attribuer un poids approprié, y compris la nature de l'infraction et les circonstances de sa commission ; le nombre d'auteurs de l'infraction et la part (absolue et relative) de chacun d'eux ; Le degré d'intérêt public qu'il y a, dans les circonstances de l'affaire, dans une application complète par rapport aux avantages possibles de poursuivre certains auteurs, tels que l'économie de ressources, la simplification du processus et l'obtention d'une décision judiciaire rapide.  La raisonnabilité de sa décision dans un tel cas découle de l'existence de considérations appropriées qui soutiennent la décision et de l'existence d'un équilibre adéquat entre ces considérations et les considérations opposées. »

L'examen porte sur la question de savoir s'il y avait un défaut dans le jugement de l'accusation lors de la poursuite.  Cet examen sera mené conformément aux règles habituelles de contrôle judiciaire de la discrétion administrative (voir Borowitz, p. 823).  Dans ce contexte, il convient de souligner que cet examen est limité par nature et par nature, puisque les autorités d'application sont particulièrement professionnelles, et à la lumière des précédents qui nécessitent une intervention très limitée dans les considérations de l'accusation en cas de poursuite.  À cet égard, voir les propos de l'honorable juge Y. Amit dansCriminal Appeal 5975/14 Ibrahim Darwish Agbaria c. État d'Israël (publié à Nevo, 31 décembre 2015), au paragraphe 19 de son jugement :

 

 

« Il est bien connu que cette Cour, siégeant en tant que Haute Cour de Justice, n'a pas le droit d'interférer avec la discrétion des autorités de poursuite concernant la conclusion d'accords de témoins de l'État, et que l'accusation dispose d'une marge de manœuvre considérable dans ces affaires...  La force de cette règle s'applique même lorsque le tribunal examine la question par attaque indirecte alors qu'il siégeait en tant que tribunal de première instance ou en tant que cour d'appel, comme dans le présent cas.  ....  En général, je crois que le résultat de « un sur trois » est préférable au résultat selon lequel aucun des trois impliqués n'aurait été tenu responsable... »

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