À la lumière de tout ce qui précède, les plaignants affirment que la décision concernant la fermeture des comptes a été prise dans le cadre d'une procédure inappropriée, et que cette raison suffit à conduire à son annulation. De plus, même sur le fond, les plaignants affirment que, bien qu'il soit possible que des signaux d'alarme aient été levés à propos de leur activité, cela ne suffit pas, d'autant plus que, puisque leur jour - tout doute ou soupçon pouvant naître de l'existence de ces signaux d'alarme - a été supprimé ou ne s'est pas formé. À la lumière de ce qui précède, les plaignants soutiennent que le procès doit être accepté, que l'avis de clôture doit être annulé et que la banque doit être chargée de continuer à fournir des services aux plaignants, tout en donnant des instructions à la banque sur la manière dont les comptes seront gérés dorénavant.
- Dans ses résumés de réponse soumis par la banque, celle-ci répond aux revendications des plaignants, réitère ses arguments tels que détaillés dans ses résumés, et cherche à se concentrer sur et à répondre aux réclamations suivantes :
Selon la banque, les plaignants n'ont pas pu traiter les « signaux d'alerte » que cela a longuement soulevé dans ses résumés. Il soutient en outre que, dans tous les cas, la date pour examiner la raisonnabilité de sa décision est le 20 mars 2017, comme il en ressort également l'accord procédural des parties lors de l'audience, tel que reflété dans l'audience du 30 novembre 2017. De plus, selon lui, même s'il avait effectivement soutenu que sa décision avait été prise en novembre 2016, cela ne modifie pas la raisonnabilité de sa décision, étant donné qu'il a également le droit de s'appuyer sur des informations auxquelles il a été exposé ultérieurement, et surtout au vu du fait qu'il a tenté d'offrir aux demandeurs des opportunités supplémentaires afin de produire des documents et des références de manière à le satisfaire et à continuer la bonne gestion des comptes.
La Banque souligne que sa décision du 20 mars 2017 est raisonnable compte tenu d'un nombre considérable de motifs et de « drapeaux rouges », qui, bien que la Banque ait abordé à plusieurs reprises à leur sujet, n'ont reçu que des documents partiels des plaignants et/ou des documents ne répondant pas aux exigences de la Banque. Ainsi, selon lui, après environ un an entier de demandes répétées et sans la coopération des entreprises et de M. Toledano, il a annoncé la fermeture des comptes.