« Bien que le prévenu ait le droit de garder le silence dans le cadre de l'immunité contre l'auto-incrimination, la règle est qu'en l'absence d'explication raisonnable, le silence de l'accusé lors de ses interrogatoires policiers peut servir de soutien aux preuves de l'accusation (Criminal Appeal 2996/09 Dabour c. État d'Israël, par. 11 (11 mai 2011) ; Voir aussi : article 28(a) de la loi sur la procédure pénale (pouvoirs d'exécution - arrestations), 5756-1996 et le jugement de mon collègue le juge E. Stein dans Criminal Appeal 6359/21 État d'Israël c. Al-Amrani, paragraphe 60 (8 septembre 2022)) ; Parallèlement, il a été déterminé qu'aucun plaidoyer ne serait entendu par un prévenu selon lequel son silence provenait des conseils reçus de son avocat (voir l'arrêt dans l'affaire Serious Crimes (Hai District) 42731-07-12 État d'Israël contre Zahida (9 septembre 2014)). La raison en est connue et claire : lorsque le prévenu choisit de garder le silence lorsqu'on lui demande des explications, son silence est incompatible avec son attente d'être cru lorsqu'il présente sa version lors de la défense. La logique de l'affaire devient plus claire lorsqu'un prévenu est confronté par des enquêteurs de police avec des éléments d'enquête indiquant son implication dans la commission de l'infraction, mais il ne fournit aucune explication (Appel pénal 8328/17 Jaber c. État d'Israël, para. 21 (28 juillet 2019) ; Yaakov Kedmi sur les preuves, Partie Un, 30, 305-309 (2009) (ci-après : Kedmi)).
Sur la base du précédent selon lequel un prévenu ne serait pas entendu, affirmant qu'il était resté silencieux sur les conseils de son avocat, la Cour suprême a annulé un appel pénal 8606/22 Vardinian c. État d'Israël, paragraphe 48 de l'avis de l'honorable juge Y. Elron, rejoint par l'honorable juge E. Stein (8 septembre 2024),
Voir aussi : Appel pénal 2132/04 Salim Qays c. État d'Israël (28 mai 2007), paragraphes 35-40 de l'avis du juge Procaccia :
« Le droit du prévenu à garder le silence est, en effet, un droit humain fondamental. Cependant, comme tout droit substantiel, y compris un droit constitutionnel, il n'est pas absolu, mais seulement relatif. Parallèlement au droit du prévenu à garder le silence se trouve un intérêt public précieux à révéler la vérité, qui est à la base des objectifs de la procédure pénale...