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Affaire de crimes graves (Tel Aviv) 14098-08-22 État d’Israël c. Ashbir Tarkin - part 28

septembre 9, 2025
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Cependant, même si le témoignage est accepté en interne, il reste nécessaire d'un second test - un examen externe.  À travers ce témoignage, le tribunal examine, en supposant que le témoin dit la vérité, la signification du témoignage et son poids : les données personnelles du témoin, ses circonstances, l'événement de l'identification, la connaissance préalable entre le témoin et le suspect, les conditions de visibilité et d'éclairage, la distance et l'angle d'où l'identification a été faite, et plus encore.  Et un dernier exemple : s'il existe un défaut dans le processus d'identification qui pourrait réduire son poids.  Par exemple, jusqu'à ce qu'il identifie le prévenu après avoir entendu son nom de la part de la police ou d'une autre source.  Tout cela peut indiquer que même si le témoignage passe le test interne, il reste fondamentalement erroné : c'est une erreur et non un mensonge, c'est-à-dire une décision délibérée de ne pas dire la vérité.  « Dans une situation comme celle-ci...  Si le témoin d'identification souhaite dire la vérité et croit en son témoignage, nous devrions nous concentrer principalement sur la seconde difficulté, qui est de savoir si, malgré le désir précis du témoin, il se trompe » (Criminal Appeal 2098/08 Pharaonic c.  État d'Israël, para.  6 (28 décembre 2011) (ci-après : l'affaire Pharaonic).  À comparer : Criminal Appeal 9040/05 Ohayon c.  État d'Israël, para.  16 (7 décembre 2006) ; Appel pénal 8902/11 Haziza c.  État d'Israël, paragraphes 49-50 (15 novembre 2012) (ci-après : l'affaire Haziza)).  »

Voir aussi ce qui est indiqué dans un appel pénal 2076/21 Waked c.  État d'Israël (30.7.2023):

« L'identification du prévenu comme auteur de l'infraction par témoignage oculaire, avec ses limites, a été et reste l'un des outils probatoires les plus importants dans la procédure pénale, tandis que l'utilisation de cet outil sera faite avec le plus grand bon sens et la prudence nécessaire (voir, par exemple, concernant une condamnation fondée sur un seul témoignage d'identification : Criminal Appeal 339/80 Adika c.  État d'Israël, IsrSC 34(4) 106, 109-110 (1980)).

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