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Affaire de crimes graves (Nazareth) 44182-03-16 État d’Israël c. Anonyme - part 78

février 11, 2019
Impression

Au cours de son contre-interrogatoire, le prévenu a également fait référence à l'exercice d'interrogatoire avec Y., lorsqu'il a dit qu'il voulait transmettre un message à Y. afin qu'il comprenne qu'il ne parlerait pas non plus, et voici comment il a décrit la situation avec ses propres mots : «Qu'il ne parle pas de moi et qu'il est là, mais qu'il parlera de moi même si je ne parle pas de lui et qu'il ne parlera pas de moi. » (sic) (p. 531, lignes 18-19).  Il faut admettre que le comportement du prévenu dans ce contexte soulève des soupçons qu'il a essayé de dissimuler quelque chose et/ou un détail.  En même temps, l'ensemble des preuves existant ne nous apprend pas ce que l'accusé voulait cacher ni si nous sommes intéressés par un détail mineur et/ou un détail matériel lié au meurtre lui-même.  Oui, compte tenu des fissures profondes découvertes dans la confession du prévenu, sa conduite (qui restait également entourée de mystère) ne pourrait pas combler les nombreuses lacunes et lacunes découvertes au niveau de la preuve fondamentale qui caractérisent sa pauvreté.

  1. S. a-t-elle aussi vu le défunt en faisant du vélo ? D'une part, le défendeur a noté que lui et S. avaient tous deux remarqué le cycliste. D'un autre côté, selon S., il n'a pas vu le cycliste pendant qu'il faisait des allers-retours (p. 401, ligne 9).  Il existe une contradiction dans cette affaire entre le témoignage du prévenu et celui de S.  Bien que le défendeur affirme, et le répète même plus d'une fois, qu'ils ont tous deux vu le cycliste marcher dans la zone et que le défendeur a couru après le cycliste et, ne l'ayant pas rattrapé, il est retourné à l'endroit où il se trouvait, puis lui et S. ont rencontré une troisième personne qu'ils n'ont pas pu identifier.  Plus tard, lui et S. se sont séparés.  Ainsi, selon S., il n'a rien vu de tout ce qui s'est passé tel que décrit par le défendeur.

Il convient de noter que le prévenu et S. s'accordent à dire qu'ils ont fumé ensemble la nuit du meurtre.  Cependant, selon S., leurs chemins se sont séparés avant de percuter le cycliste.  Plus tard, il y a des contradictions entre leurs versions, car je n'ai pas trouvé de soutien au témoignage de l'accusé.  Oui, le témoignage de S. a laissé l'impression que, même si je n'ai pas jugé bon de le disqualifier (voir – ma détermination quant au degré de fiabilité du témoin S., cité dans le préambule de l'article 283 ci-dessus, d'où il ressort que je n'ai pas été impressionné par la réfutation et/ou le manque de crédibilité qui a suivi le témoignage du témoin devant nous), il y a bien plus de choses cachées que ce qui est révélé.  Ainsi, lorsqu'il n'y a pas de soutien pour une version ou une autre, dans la mesure où elle peut dissiper le brouillard épais entourant l'événement en question, je n'ai pas jugé nécessaire de déterminer les rivets sur cette question, qui ne se trouve pas au cœur du différend entre l'accusateur et la défense.

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