L'expert admit en outre lors de son interrogatoire que le vol des premier et quatrième secrets n'avait pas été prouvé (voir la question du premier secret à la p. 419, p. 18-1; 504, S. 21-17; Concernant le Quatrième Secret : 419, p. 19-28 ; et en ce qui concerne à la fois le premier et le quatrième secret : 420, p. 1-6). Ainsi, concernant le quatrième secret, le Dr Bressler a confirmé la compréhension de l'avocat Liraz, avocat des défendeurs, selon laquelle « il n'existe aucune détermination que les défendeurs aient fait usage du secret appelé fréquence de résonance du virus » (p. 419, S.1).
- Dans leurs résumés (paragraphes 25-41), les plaignants font référence à l'avis de premier conseil de l'expert concernant le premier secret, mais ne traitent pas de sa décision dans le dernier jugement, selon laquelle le vol du premier secret n'a pas été établi. Même en ce qui concerne le quatrième secret, les plaignants notent dans leurs résumés (paragraphes 65-69) la décision de l'expert dans son premier avis, mais ne font pas référence à sa conclusion selon laquelle son vol n'a pas été fondé. La référence à la position de l'expert en leur nom, le Dr Pfeffer, ne suffit pas. Les plaignants auraient dû aborder la position actuelle de la cour de manière claire et ferme, et expliquer pourquoi elle ne devait pas être adoptée. Ils ne l'ont pas fait, et donc son analyse n'a pas été cachée.
- Il reste à discuter des deuxième et troisième secrets et de la question de savoir s'ils ont été volés et utilisés. La question se pose ici de savoir si les défendeurs ont satisfait à la charge de démontrer qu'il s'agit d'une affaire justifiant une déviation de l'avis expert du tribunal. La partie principale de la discussion sera consacrée au troisième secret, à la lumière de la détermination de l'expert selon laquelle l'invention principale des plaignants s'y trouve.
55. Je commencerai par préciser qu'après avoir examiné les arguments des parties, je suis arrivé à la conclusion que les défendeurs n'ont pas pu saper l'avis expert du tribunal concernant le troisième secret, et que le vol de ce secret a donc été établi. Quant au second secret, les preuves devant moi ne peuvent pas servir de base pour déterminer qu'elle a été volée.
En ce qui concerne le troisième secret, la présomption d'utilisation dans notre cas est claire. L'ensemble des circonstances objectives agit au détriment et avec intensité du Professeur Seroussi. Sa réponse n'était pas convaincante. Aucune preuve n'a été établie justifiant une divulgation indépendante d'une manière qui ne fasse pas usage du secret commercial des plaignants. Je n'ai trouvé aucun fondement dans ses affirmations concernant l'élargissement de la façade ou la violation de ses droits procéduraux.