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Affaire de crimes graves (Centre) 16924-10-22 État d’Israël c. Iman Musrati - part 84

janvier 21, 2026
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La déclaration suivante, la deuxième en nombre, a été faite au prévenu le 1er septembre 2022 à 10h20 [P/150 - Déclaration P/150, P/152 - Transcription] par l'interrogateur Rafi Mizrahi.  Au début de la déclaration, le défendeur a fait référence aux téléphones et a confirmé que les trois appareils saisis chez Mazda lui appartenaient, et que l'abonné principal utilisé était le 401, sans se souvenir des détails des autres abonnés.  Plus tard, on demande au prévenu, et refuse, d'écrire les lettres et chiffres qui lui seront dictés, sur une page blanche, et explique qu'il n'est pas disposé à coopérer, même s'il lui est clairement indiqué que le manque de coopération pourrait renforcer les preuves contre lui.  Le prévenu affirme que la Mazda est utilisée depuis environ cinq mois, et lorsqu'on lui présente des documents saisis à la porte du conducteur, il les relie à son travail dans le domaine de la joaillerie dans le cadre de « Premium Luxury Jewelry », ainsi qu'aux services de blanchisserie dont il a besoin, et confirme que tous les documents lui appartiennent.  On lui montre ensuite le coupure de papier, dont il affirme ne pas savoir ce que c'est et qu'il n'a pas écrit le numéro sur le document.

L'interrogatoire remonte aux actions de l'accusé le jour de l'arrestation et il répète la fausse version donnée lors du premier interrogatoire : Je ne me souviens plus du tout de ce que j'ai fait ce jour-là, d'où je venais avec mes proches et où nous sommes allés, je n'ai rien à voir avec le démontage des plaques et le chargement de la Mitsubishi sur la dépanneuse, et les plaques saisies ne sont pas les miennes, mais ont été implantées par la police.  L'accusé a une nouvelle occasion de fournir un alibi pour le jour du meurtre, mais il continue d'affirmer qu'il ne se souvient de rien de ce jour-là.  Selon lui, il n'a ni petite amie ni conjointe, et contrairement à ses membres de famille, il n'est impliqué dans aucun conflit.  Il ne connaît pas le défunt et n'a aucun mobile pour le tuer.  Le prévenu refuse même une fois de plus de fournir les codes pour déverrouiller les téléphones.

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