De plus, les informations fournies par l'accusé lui-même indiquent que, malgré l'affirmation qu'il n'a pas été personnellement impliqué dans un conflit violent, environ un an avant son arrestation, il avait lui-même été victime de trois ou quatre tentatives d'assassinat, dont un incident où environ 40 balles réelles ont été tirées sur lui, et un autre incident où une balle a traversé la fenêtre de la voiture dans laquelle il conduisait et l'a touché à proximité. Dans un autre cas, les assaillants se sont contentés de tirer en l'air, et une fois de plus, les tireurs à moto sont apparus devant lui, mais n'ont pas pu tirer sur lui. Le défendeur a affirmé qu'il ne connaissait pas l'identité des tireurs ni s'il y avait un différend entre les membres de sa famille et l'Al-Wahwah, mais a insisté sur le fait qu'il n'était impliqué dans aucun différend et pensait qu'il s'agissait d'une erreur d'identification ou que la partie adverse avait choisi de nuire, comme cela arrive parfois, à un membre de la famille qui est une personne normative et non impliquée dans le différend [transcription du 11 septembre 2024, pp. 604-609].
Comme cela sera expliqué plus en détail, les versions et explications de l'accusé ne peuvent être créées, et une fois de plus, nous nous retrouvons avec une image factuelle claire et incriminante selon laquelle les membres de la famille immédiate de l'accusé sont en conflit sanglant avec la famille du défunt, et que l'accusé lui-même est la cible d'un assassinat, non pas une ou deux fois, mais à quatre reprises, selon son propre témoignage, et on nous demande de croire qu'il n'existe aucun lien entre les deux choses et que l'accusé est indifférent au conflit et n'y prend aucune part. C'est un argument contraire au bon sens et à la logique des choses et qui ne peut être accepté. La simple preuve du conflit suffit à établir un mobile possible pour l'action de l'accusé et de ses complices, et le fait que l'accusé lui-même ait été une cible répétée d'assassinats durant la période où le conflit était déjà en vigueur confirme cette hypothèse et renforce l'existence d'un motif de la part du prévenu à nuire au défunt. Ainsi, même ce fait renforce, ne serait-ce qu'en partie, l'ensemble des preuves circonstancielles contre lui.