Caselaws

Affaire de crimes graves (Centre) 16924-10-22 État d’Israël c. Iman Musrati - part 63

janvier 21, 2026
Impression

Déjà lors de son premier interrogatoire avec la police, l'accusé a été invité à expliquer son comportement le jour de son arrestation, concernant le fait d'avoir sorti la Mitsubishi du parking et de l'avoir mise sur la remorque, et il a nié toute implication dans les actes.  L'accusé a affirmé ne pas se souvenir de l'endroit où il avait été arrêté et qu'il y était arrivé par hasard.  Il affirma également ne pas se souvenir exactement quand il avait rencontré ses cousins Abed et Oddai, où ils avaient voyagé ensemble et pourquoi ils étaient venus dans la région de Tel Aviv.  Il a affirmé ne pas se souvenir s'ils étaient sur le parking, si quelqu'un était sorti de la Mazda, s'ils avaient commandé une dépanneuse, s'ils avaient participé au remorquage d'un véhicule ou s'ils avaient changé de plaques.  Concernant les plaques saisies dans la Mazda, il a affirmé que la fouille avait été menée hors de son champ de vision et que les policiers avaient placé les plaques retrouvées.  Il a confirmé que le tournevis saisi dans la Mazda lui appartenait, mais a affirmé qu'il n'était pas lié à un quelconque changement de plaques [P/149 aux pages 3-15].  Lorsqu'il a été accusé d'être venu dans la région pour charger la Mitsubishi, il a affirmé qu'il n'y était pour rien, qu'il n'avait pas vu le dépanneur, qu'il n'avait pas organisé de manger avec qui que ce soit et qu'il n'avait pas demandé à remorquer la Mitsubishi [ibid., pp.  20-24].

Il a répété des positions similaires lors de son second interrogatoire, notamment les affirmations selon lesquelles il ne se souvenait pas de ce qu'il avait fait le jour de son arrestation, qu'il n'avait rien à voir avec le démantèlement des plaques d'immatriculation et le chargement de la Mitsubishi dans une dépanneuse, et que la police avait implanté les plaques falsifiées dans une Mazda [P/152 aux pp.  10-15], ainsi que dans la transcription des troisième et quatrième interrogatoires, qui ont été menés consécutivement [P/156 aux pp.  22, 25-30, 34-35].  Lors de son sixième et dernier interrogatoire, on lui a même montré des documents sur les véhicules dans le parking et le remplacement des plaques, mais néanmoins le défendeur a affirmé ne pas avoir identifié les véhicules ni lui-même, que le tournevis n'avait pas été utilisé pour démonter les plaques, et qu'il n'avait rien à voir avec ces actes [P/164 aux pp.  79-83].

Previous part1...6263
64...167Next part