De plus, alors que l'accusation affirmait que son empreinte a été insérée uniquement le 28 août 2022, aucune corroboration ou confirmation n'a été apportée, dans l'extraction ciblée effectuée sur le téléphone A32 dans le cadre de l'enquête sur la convocation, une capture d'écran a été trouvée le 28 juillet 2022, à 19h21, d'une vérification d'identité par TA dans l'application WhatsApp [P/187 - Rapport sur les informations sur les décharges téléphoniques - Document marqué M.K. 13]. Dans ce contexte, l'avocat du défendeur soutient dans ses résumés que, le 28 juillet 2022, aucun appel téléphonique n'a été passé depuis l'abonné 685, et qu'il est possible qu'un autre membre de la famille ait activé les mesures de protection et inséré l'empreinte digitale.
Face à cet argument, il est approprié de présenter une réponse triple. Premièrement, comme cela a été précisé, il n'existe aucune preuve qu'un autre membre de la famille ait utilisé le dispositif A32 pendant qu'il était détenu pour l'usage du défendeur. Au contraire, les preuves indiquent en réalité que le téléphone était protégé par un code connu uniquement du défendeur, et tous les usages permettant d'obtenir une conclusion concluante pour l'abonné 685 pointent vers le défendeur comme l'unique utilisateur. Deuxièmement, si un autre membre de la famille avait effectivement « verrouillé » l'accès à WhatsApp sur l'appareil en utilisant son empreinte digitale, la question se pose alors de savoir comment l'accusé a pu utiliser WhatsApp pendant tout le mois allant du 28 juillet 2022 au jour de son arrestation, le 29 août 2022.
Enfin, comme les procureurs ont pu le démontrer, l'affirmation selon laquelle, le 28 juillet 2022, le prévenu n'a pas mené de conversations via l'A32 est correcte, mais un examen des produits de la pénétration de l'appareil dans le cadre de cette liaison d'invitation montre que dans la soirée du 28 juillet 2022, il y avait une correspondance animée dans le cadre WhatsApp entre l'A32 et l'abonné 054-9748557 (ci-après : « 557 »), dont l'identité du propriétaire n'est pas connue avec certitude, mais avec qui le prévenu entretient une correspondance commerciale étendue depuis août 2021. Correspondance qui a duré jusqu'au jour de l'arrestation [P/187 - Section 7A, P/187A - Informations brutes - M.K. [11]. Par contre, le 28 juillet 2022, à 19h22:46, seulement une minute après la capture d'écran de la confrontation d'identification à TA, un message WhatsApp envoyé depuis l'A32 à l'abonné 557 a été documenté comme faisant partie intégrante de la correspondance à laquelle le défendeur est partie [ibid., M.K. 11 - Colonne 7258].