Quoi qu'il en soit, alors qu'ils approchaient de l'échangeur de Lod et de l'entrée de la route 1, et réalisaient que le défunt avait quitté la zone urbaine bondée de Lod pour se diriger vers son lieu de travail, la Mitsubishi et la Toyota sont retournées à Lod, côte à côte. La Toyota revient sur le chemin de terre menant au domaine familial, tandis que la Mitsubishi continue vers Holon, sur un itinéraire différent de celui emprunté par le défunt, via la Route 44, passe deux fois devant l'entrée du lieu de travail du défunt, puis revient à Ramla, également sur le chemin de terre menant au domaine familial. Certes, il n'y a aucune preuve directe que les deux véhicules ou passagers à bord se trouvaient dans le domaine familial jusqu'à midi, et il est théoriquement possible qu'ils se trouvaient ailleurs dans la région, mais en tenant compte de toutes les preuves, cette conclusion est très certaine, et en tout cas elle ne soulève ni ne diminue la validité des conclusions finales. Déjà, les données décrites ci-dessus peuvent établir avec une certaine certitude considérable le lien entre Mitsubishi et Toyota, ainsi que leur activité conjointe, qui est dirigée vers les défunts, et ces liens ne feront que se renforcer, établir et prouver hors de tout doute raisonnable dans les chapitres suivants. Avant de passer à ces chapitres, et à la deuxième phase, je vais brièvement aborder l'admissibilité du rapport de visionnement P/45.
A/45 - Admissibilité et poids :
Comme on peut le voir, une partie importante des informations détaillées ci-dessus concernant la conduite des Mitsubishi et Toyota dans les heures du matin se basent sur la pièce A/45, qui est un rapport sur la visualisation des caméras de la municipalité de Lod, préparé par l'enquêteur Sa'id Ibrahim. Contrairement aux autres vidéos de caméra mentionnées, et qui seront mentionnées ci-dessous, concernant le rapport de visionnage P/45, le matériel source manque, c'est-à-dire les vidéos elles-mêmes, qui ne nous ont pas été signalées, et nous n'avons donc pas pu obtenir une impression directe du matériau brut, et nous avons dû nous appuyer sur les preuves secondaires, qui sont uniquement le rapport de visionnage. Nous avons entendu parler de la séquence d'événements qui a conduit à cette mauvaise situation dans le témoignage de l'interrogateur Ibrahim, et nous avons reçu des rapports au nom des parties impliquées. Je vais décrire le résumé des preuves présentées sur cette question, puis discuter des implications juridiques.