Quoi qu'il en soit, compte tenu du lien étroit avéré entre la souscription 685 et la Mitsubishi le jour du meurtre, qui n'est pas contestée, toute version de l'innocence doit convaincre que c'est quelqu'un d'autre que le prévenu qui a utilisé la souscription 685 le jour du meurtre. Non seulement la version spécifique de l'innocence que le prévenu a choisi d'invoquer dans son témoignage supprimé a été réfutée à propos de chacune de ses composantes, et l'enquête sur la conspiration qui a suivi n'a fait que renforcer le lien entre l'accusé et l'Abonné 685 aux dates proches du meurtre, mais il existe, comme indiqué, une accumulation de preuves d'un poids décisif qui rend impossible de tracer un scénario alternatif plausible dans lequel le téléphone passe entre les mains d'une autre personne, et qu'il l'utilise le jour du meurtre. La question de l'Achat, la réponse à la bénédiction du vendredi de Wasfi (omise...), le silence des autres téléphones du prévenu aux mêmes heures qu'en contraste avec les habitudes d'utilisation, et la possession continue par l'accusé de l'abonnement 685 depuis quelques semaines jusqu'au jour de son arrestation, trois jours après le meurtre, seront brièvement mentionnés.
Dans ces circonstances, à mon avis, le prévenu n'a pas rempli la charge tactique de fournir une explication exculpatorie alternative raisonnable aux preuves circonstancielles qui lui ont été présentées, et cette preuve ne nous permet même pas de formuler une thèse disculpatoire alternative, même si l'on ignore l'effondrement de la version spécifique soulevée par le prévenu dans son témoignage devant le tribunal. Par conséquent, les conclusions prima facie tirées des preuves probatoires à la fin de la deuxième phase de la procédure en trois étapes tiennent pleinement la valeur, et je ne peux que déterminer que c'est le prévenu qui se trouvait dans la Mitsubishi le matin et l'après-midi du jour du meurtre et qui a participé à tous les actes auxquels la Mitsubishi a pris part, tout en utilisant la souscription 685. Il ne reste plus qu'à discuter de la question des dérivés juridiques de ces faits, et sur la base de laquelle le prévenu doit être condamné.