Udai a donc été interrogé à quatre reprises, de longs interrogatoires qui lui ont permis de tout donner, en insistant sur l'alibi qu'il partageait avec l'accusé concernant le jour du meurtre, c'est-à-dire le voyage au houmous et le séjour commun dans le domaine familial, mais il a répété qu'il ne se souvenait de rien des événements de cette journée. En effet, même si, concernant la rencontre avec Samer jeudi, il aurait été possible de soulever un argument concernant le danger de Samar et sa réticence à l'incriminer, en lien avec les événements de vendredi, le jour même du meurtre, il n'y a aucune explication logique aux mensonges d'Udai et à son silence, et il s'agit d'un comportement qui va directement à l'encontre de ses intérêts et de ceux de l'accusé, dans la mesure où il y avait une véritable allégation de leur alibi. On attire également l'attention sur le fait qu'Udai non seulement est resté silencieux, sous couvert de troubles de la mémoire, mais a aussi menti ouvertement lorsqu'il a affirmé, par exemple, qu'il n'était pas du tout à Lod ou dans les environs le jour du meurtre, et ses descriptions évasives de l'activité menée à l'encontre de Mitsubishi le jour de son arrestation.
Dans son témoignage au tribunal, sans surprise, sa mémoire s'est aiguisée, malgré les deux années écoulées, et il a donné une version détaillée de tous les événements. Une partie de sa version a déjà été mentionnée et analysée ci-dessus, dans le chapitre traitant des recherches Internet effectuées sur l'abonnement 337 peu après le meurtre, et sans entrer dans les détails, je me permettrai de mentionner les divergences considérables trouvées sur la question mentionnée entre la version du prévenu et celle d'Udai. Je vais donc passer en revue les détails de sa version conquise en relation avec les autres événements pertinents, selon la séquence chronologique.
Concernant le jeudi 25 août 2022, « Udai a donné une version simple et laconique dans son témoignage principal, selon laquelle il est arrivé au domaine familial le soir, a rencontré l'accusé et Samer là-bas, et y a passé la nuit dans le domaine. On attire l'attention sur le fait qu'Udai n'a jamais témoigné que, lors de cette réunion, le prévenu avait remis à Samer un quelconque téléphone, à la demande de ce dernier, et ce fait laisse l'accusation affirmer que le téléphone avait été transféré à Samer sans aucun renfort. De plus, lors du contre-interrogatoire, il est apparu clairement que, même en ce qui concerne la version laconique mentionnée précédemment, de nombreuses contradictions ont été trouvées entre la version du défendeur et celle d'Udai. Par exemple, Udai a affirmé qu'il ne se souvenait pas de l'heure où il était arrivé au complexe, mais que c'était dans l'obscurité, contrairement à la déclaration du prévenu selon laquelle Udai serait arrivé vers 16-17 hâtes, c'est-à-dire à la lumière. De plus, Udai a affirmé être arrivé dans le domaine familial sans coordination préalable, tandis que le défendeur a affirmé qu'Udai l'avait appelé pour l'informer de son arrivée prévue. De plus, Udai a témoigné qu'à son arrivée au complexe, Samer y était déjà, contrairement à la version de l'accusé selon laquelle Udai était arrivé le premier et Samer l'avait rejoint plus tard. Des contradictions ont également été trouvées concernant les dispositions concernant le séjour de nuit cette nuit-là [transcription du 4 décembre 2024, pp. 209-212]. Comme le dit le proverbe, Dieu est dans les détails, et même une version réprimée et adaptée ne tient pas la route, lorsqu'on l'examine en détail lors d'un contre-interrogatoire approfondi.