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Appel pénal 3558/24 Anonyme c. État d’Israël - part 15

février 16, 2026
Impression

Laisser un enfant sans surveillance

  1. L'article 361 de la loi pénale, qui interdit de laisser un enfant sans supervision appropriée, stipule :

Toute personne qui laisse un enfant de moins de six ans sans surveillance appropriée, mettant ainsi en danger la vie de l'enfant ou nuisant ou susceptible de causer un préjudice réel à sa sécurité ou à sa santé, sera condamnée à trois ans de prison ; pour y faire par négligence, à un an d'emprisonnement ; pour ce fait dans l'intention d'abandonner l'enfant, sera condamnée à cinq ans de prison.

Section 361 La loi reflète le devoir imposé à un parent ou tuteur de l'enfant, de prendre soin de lui et de lui éviter du tort ; et interdit, en conséquence, de laisser un enfant de moins de 6 ans sans supervision appropriée, de manière à mettre sa vie en danger, à nuire ou susceptible de causer un préjudice réel à sa sécurité ou à sa santé.  Et pour être précis, Section 361 Droit Les pénalités Non Elle est limitée aux situations où un jeune enfant a été laissé dans un lieu dangereux et isolé, mais s'applique à tout cas où il est laissé seul d'une manière susceptible de lui nuire.  Ainsi, l'infraction peut prendre forme même lorsque l'enfant est laissé seul dans son foyer, son lieu de sécurité ; Et même lorsqu'un de ses parents (ou une autre personne responsable de lui) est dans une autre pièce de la maison en même temps, il ne le surveille pas correctement (Voir, par exemple : Appel pénal 4732/10 État d'Israël c. Anonyme [Nevo] (2 janvier 2012) (laisser les enfants seuls à la maison) ; Affaire pénale (Shalom T"A) 8023/06 État d'Israël c. 'Aziza [Nevo] (15 mai 2008) (L'honorable juge) Dorit Reich Shapira) (deux cas de laisser un enfant sans surveillance alors qu'un des parents était à la maison); Affaire pénale (Shalom Eilat) 10554-08-12 État d'Israël c. Madlassy [Nevo] (13 janvier 2015) (Juge honorable) Shosh Shitrit) (une aidante de la crèche a laissé un enfant dans le bain sans supervision adéquate)).  Le lieu où le mineur est laissé sans surveillance appropriée peut, en effet, indiquer l'existence d'un tel risque, par exemple, s'il s'agit d'un lieu dangereux en soi pour un jeune enfant (comme un endroit près d'une route très fréquentée) ; Cependant, l'infraction est consolidée même lorsqu'il s'agit d'un lieu apparemment sûr pour l'enfant, comme son domicile ou sa maternelle.

  1. Dans le présent cas, l'appelant a été condamné, comme mentionné, de deux infractions ayant laissé un enfant sans surveillance – les charges 8 et 13. Concernant l'accusation 8, le tribunal de première instance a statué qu'un des assistants avait placé N.S. sur une balançoire suspendue à un dispositif bien au-dessus du sol (au-dessus, et ci-après : la balançoire), sans la ligoler correctement, et avait quitté la pièce.  Quelques minutes plus tard, le mineur est tombé de la balançoire, sa tête a heurté le sol, et il a rampé près d'elle sur le sol.  Quelques minutes plus tard, l'appelant est entré dans la pièce, a déposé un autre tout-petit, A.A., sur la balançoire, sans l'attacher et sans prêter attention à N.S., puis a quitté la pièce.  Pendant de nombreuses minutes, les deux mineurs sont restés dans la pièce sans qu'aucun adulte ne soit là ni ne s'approche d'eux, tandis qu'A.A. pleurait, sans que personne ne s'approche de lui, et il risquait aussi de tomber de la balançoire (on voit A.A. se balancer de gauche à droite dans les vidéos) et N.S. rampant près de lui sur le sol.  Ainsi, si A.A. était tombé, il aurait pu blesser N.S.  La période pendant laquelle les tout-petits étaient laissés seuls et sans surveillance adéquate, selon les vidéos, est d'environ 18 minutes (il convient de noter que l'appelant est entré dans la pièce à un certain moment pour un très court instant), d'une manière qui crée un risque pour eux – un risque qui a même été réalisé en lien avec N.S. qui est tombé de la balançoire (il convient de noter que d'après ce que l'on voit dans les vidéos, la balançoire n'est pas très haute, mais plutôt au niveau des genoux d'une personne).

Les principaux arguments de l'appelant dans cette affaire sont que les mineurs n'ont pas été laissés seuls dans un endroit dangereux ou isolé, sans contact visuel, mais se trouvaient dans la salle de la maternelle à l'intérieur de l'enceinte de la maternelle ; et qu'elle n'avait pas mis le petit N.S. sur la balançoire, mais un des assistants.  Ces arguments ne justifient pas l'acceptation de l'appel.  Concernant le premier argument, il a déjà été précisé ci-dessus que l'infraction de laisser un enfant sans surveillance adéquate peut exister même lorsque l'endroit où l'enfant a été placé n'est pas, en soi, un lieu dangereux ou isolé.  En effet, dans ce cas, même si c'était dans la maternelle de la maternelle, les tout-petits étaient laissés seuls et sans surveillance, d'une manière qui crée un risque pour les deux (un risque qui, comme indiqué en lien avec N.S., s'est aussi manifesté en tombant de la balançoire).  Il convient de souligner qu'il n'est pas possible de comparer le risque lié à la présence de jeunes enfants ensemble (et peut, par exemple, se battre ou se harceler entre eux), lorsque le personnel de la maternelle les supervise adéquatement et, si nécessaire, peut les approcher immédiatement ; et le risque important qui survient lorsque les enfants ne sont pas surveillés, de sorte que le personnel de maternelle n'est pas attentif à eux (du moins pas suffisamment) et ne peut pas s'occuper d'eux ni les protéger.  Dans le cas présent, comme indiqué, le tout-petit N.S. est tombé de la balançoire et s'est cogné la tête, mais personne ne s'est approché de lui – alors que s'il avait été sous supervision appropriée, on peut supposer que l'appelant ou l'un des assistants l'aurait abordé immédiatement et lui aurait apporté un traitement approprié.  De même, comme mentionné, le tout-petit A.A. a pleuré longtemps sans que personne du personnel de maternelle ne vienne l'approcher.

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