En entendant cela, la défense a demandé que, lors du contre-interrogatoire, un ordre soit émis ordonnant au Département d'enquête policière de transférer le document en question pour son examen (p. 2378). Dans ce contexte, l'avocat de Fischer a noté que la version de Malka du document signé que Spitzer lui a présenté est cohérente avec la documentation visuelle du début de ladite enquête le 19 mai 2015, dans laquelle Malka a été entendue disant à Spitzer : «Je veux vraiment voir le document... Il doit voir que je resterai calmeet on voit Spitzer quitter la salle d'interrogatoire, revenir avec le document en main et le remettre à la reine qui l'examine. En réponse à cette demande, le demandeur a répondu : «Dans le cadre d'une des procédures, le document a été demandé, j'ai fait une enquête, on m'a dit qu'il n'existait pas de tel document" (p. 2384). La réponse ne satisfit pas le tribunal, qui décida que lorsque des images vidéo ont été présentées dans lesquelles l'interrogateur était vu remettant à la reine le document, dont l'existence avait auparavant été niée par le Département d'enquête policière, «Ma dame doit aller découvrir où se trouve ce papier.», ainsi que pour localiser la documentation relative aux réunions ayant donné naissance au document (pp. 2384-2387). Cette décision n'a pas non plus aidé le Département d'enquête policière à localiser le document et la documentation qui y est liée. Malka, quant à lui, a continué à fournir des détails sur le document. Ainsi, lors de son contre-interrogatoire du 12 février 2018, il a déclaré que le protocole d'accord incluait un engagement du Département d'enquête policière à ne pas procéder à l'examen de la véracité des informations fournies par lui tant qu'un accord d'État témoin n'aurait pas été signé avec lui, et qu'après l'audience précédente sur les preuves, il avait appelé son avocat, l'avocat Ofer Bartal, afin de s'assurer que sa mémoire du document ne le trahissait pas. L'avocat Bartal a confirmé lors de leur conversation que «Il s'en souvient aussi, il se souvenait même qu'il était jaune, et il se souvenait qu'il l'avait fait avec Moshe [Saada] et qu'il avait pris le tract du greffier» (p. 2611).