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Affaire pénale (Jérusalem) 28759-05-15 État d’Israël c. Eran Malka - part 119

janvier 13, 2026
Impression

« Ici, l'accusation a cherché à ajouter à l'acte d'accusation et à en soustraire la charge.  La « soustraction » n'était rien d'autre que la suppression de deux chefs d'accusation de la « carte des actes d'accusation ».  Un acte d'accusation qui a été complètement rejeté dans toute affaire n'oblige pas le prévenu à se défendre, et l'obligation de lui donner une opportunité raisonnable de se défendre – une obligation qui constitue une partie intégrante et une condition indispensable pour l'autorité de modifier après le début du procès – est automatiquement nulle  et non avenue...La suppression totale et le rejet d'une inculpation ne relèvent donc pas du champ d'application de l'article 92(a), mais plutôt l'effacement – ou la révocation – constitue en théorie et en fait un acte de rétractation d'un procureur d'une inculpation en vertu de l'article 94 de la loi de procédure pénale, que le procureur ait utilisé le terme « effacement » ou « rétractation de l'accusation » ou ait déclaré qu'il ne présenterait pas de preuves pour cette accusation.  Le retour d'un procureur après une inculpation après la réponse du prévenu à l'acte d'accusation oblige le tribunal – sans aucune discrétion – à acquitter l'accusé de cette accusation, conformément à la disposition de l'article 94 susmentionné » (emphase ajoutée).

Voir la suite : Appel pénal 3971/90 Assis c. juge Victoria OstrovskyIsrSC 45(1) 661, 666 (1990) ; Règlements municipaux - Choix de la loi (Shalom Be'er Sheva) 1253/08 État d'Israël c. Sadot Investissements dans l'agriculture et l'immobilier dans un appel fiscal (10.11.2010); Réclamation Heftza (Shalom Eshed) 21-08-109-21 État d'Israël c. Afikim - Services avancés de transport (5 septembre 2023). En conséquence, cela a été clarifié dans le livre de Y. Kedmi, sur la procédure pénale (Partie Deux - Procédures post-inculpation - 2009), p. 953, que même dans le cadre d'un accord de plaidoyer, le consentement de la défense est nécessaire pour se retirer d'une inculpation qui n'implique pas d'acquittement.  Comme indiqué, dans l'affaire devant nous, aucun tel consentement n'a été donné.  Quoi qu'il en soit, l'acquittement par Fischer des charges initiales qui n'apparaissaient pas dans l'acte d'accusation modifié renforce la justification d'attribuer la majeure partie du résultat lié à ces accusations, spécifiquement à des considérations probatoires et non seulement à des considérations de protection contre la justice, de sorte que le pouvoir de la défense de la justice soit limité à continuer d'avoir un effet substantiel sur la peine appropriée pour Fisher pour les infractions dont il a été condamné.

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