Lors de son interrogatoire, le transfert du lieu d'audience de Mualem a été confronté au contenu des « lettres de Mualem », sans que le Shin Bet ne demande aux plaignants de les soumettre (p. 2597, paras. 7-20). Dans leurs résumés, les demandeurs soutenaient que les versions qu'il fournissait avaient été transférées à un lieu de discussion concernant ces lettres étaient elles-mêmes incohérentes (paragraphe 70 des résumés). À mon avis, le fait que l'avocat des plaignants ait présenté les lettres pour la première fois au lieu d'audience de Mualem lors de son interrogatoire, sans avoir soumis une demande préalable de les remettre, est inapproprié. Il n'y a pas de place pour qu'elle soit construite à partir des réponses d'une discussion dissimulée, données par surprise sans qu'il s'en souvienne et de toute façon sans vérifier si les lettres lui étaient sorties de la main. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une présentation tendancieuse des versions données par une discussion dissimulée et non nécessairement d'une contradiction entre elles.
Je n'ai pas estimé que le raisonnement des plaignants aux paragraphes 70k-71 de leurs résumés pouvait modifier ma décision du 17 mai 2024, d'autant plus qu'il n'y a aucun doute que ces lettres ne sont pas liées au terrain fait l'objet du procès. L'objectif même de la demande des demandeurs de soumettre ces lettres est de comprendre la cruche du transfert d'un lieu d'audience de Mualem et de conclure qu'il n'a pas informé les demandeurs 3 à 7 de la clause 15 avant la signature des contrats. Cependant, il ne faut pas déduire des lettres écrites, dans la mesure où elles l'ont été, dans des circonstances différentes concernant d'autres terres, que dans notre cas, le transfert du lieu de l'audience n'a pas informé les demandeurs 3 à 7 de l'article 15 du contrat de location. Je n'ai pas besoin d'interprétations possibles d'autres lettres où j'ai trouvé cela factuellement pour donner du crédit à la version d'une discussion dissimulée sur le sujet.