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Affaire civile (Be’er Sheva) 7137-09-18 Netanel Attias contre Alon Goren - part 93

novembre 16, 2025
Impression

Dans ce contexte, j'ai jugé fermement rejeté l'argument de l'avocat de l'audience Goren selon lequel une partie de l'argent payé par les plaignants aurait été prise illégalement par M.  Dahari (Goren's Investigation à pp.  1442, paras.  9-13 ; ibid., p.  1443, par.  7-14).  Je reste fidèle à la version des plaignants, ainsi qu'aux versions de M.  Moshe Horowitz et de M.  Elia Shimoni, selon laquelle tous les fonds placés dans l'enveloppe ont été transférés intégralement au Goren Hearing Center (paragraphe 54B de l'annexe des citations de transcription que les demandeurs ont jointes aux résumés).  Ce témoignage est cohérent avec la propre version de M.  Dahari (p.  2698, paras.  1-4).  Si M.  Dahari avait pris pour lui-même une partie des fonds mis dans l'enveloppe, on suppose que l'un des plaignants aurait vu cela.  Quoi qu'il en soit, Goren n'a pas précisé comment il a affirmé que M.  Dahari avait pu laisser exactement les sommes enregistrées dans les contrats dans une enveloppe et prendre le reste des sommes pour lui-même, sans que personne d'autre n'y prête attention.

  1. Dahari a donc été considéré comme une entité dont le rôle est de recruter des acheteurs potentiels, de leur faire en sorte que les demandes du vendeur soient informées à un autre moment (il les a informés à l'avance de leur obligation de faire des réserves en liquidités, et le jour de la signature des contrats, il leur a indiqué qu'ils devaient enregistrer un montant inférieur dans les contrats), et d'empêcher tout contact entre les acheteurs et le lieu de l'audience de Goren afin d'empêcher une réclamation tardive concernant toute déclaration de la part du lieu d'audience de Goren. Lors de son interrogatoire, Goren a affirmé avoir recruté M.  Dahari comme « un intermédiaire pour m'aider en termes de commodité technique » (p.  2114, paras.  4-5).  J'avais l'impression que ce n'était pas seulement la « commodité technique » qui a servi de base à l'engagement de M.  Dahari, comme mentionné, et que le déplacement du lieu de l'audience Goren en avait fait un usage cynique et calculé dans le cadre d'une tentative de le distancier des revendications ultérieures des acheteurs (voir le témoignage de M.  Dahari à la p.  2698, paras.  20-24 ; Ibid., p.  2699, paras.  1-6 ; p.  2858, questions 16-25, et p.  2859, questions 1-9).  Goren lui-même a déclaré dans une autre conversation qu'il a eue avec M.  Attias que M.  Dahari « a ses propres problèmes.  Il a ses capacités.  Il l'a fait avec forme, laissant ses grosses erreurs, mais dans cette partie il l'a fait exceptionnellement bien » (Annexe N/18, p.  7, Q.  21 à P.  8, Q.  1).  Goren savait très bien qu'il avait exploité les faiblesses de M.  Dahari à son avantage, comme détaillé.

Goren n'a fourni aucune explication satisfaisante lors de son interrogatoire sur le fait qu'il a exigé que les acheteurs soient approvisionnés en liquidités, et n'a pas précisé pourquoi il ne se contentait pas de virements bancaires ou de chèques bancaires.  À mon avis, il est clairement compris que Goren l'a fait pour pouvoir recevoir d'importantes sommes d'argent sans déclarer légalement aux autorités fiscales, et en même temps, il savait qu'il pourrait ainsi échapper à de futures poursuites, puisqu'un acheteur ayant participé à la fraude des autorités fiscales ne serait pas pressé d'intenter un procès contre lui tout en exposant sa conduite illégale.

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