Dans l'affidavit de M. Elia Shimoni, il a réitéré la version de ses amis concernant le développement factuel, notamment le fait qu'il savait que la somme devait être versée en totalité en espèces, et qu'avant de signer les contrats, M. Dahari avait dit aux plaignants que le montant à inscrire dans les contrats serait inférieur à celui qui serait effectivement versé. Selon lui, après avoir signé le contrat au bureau du cédant du lieu de l'audience, ils ont mis toutes les sommes dans un « grand sac gris » (paragraphe 12 de son affidavit), sont retournés au bureau de M. Dahari, puis lui et M. Dahari sont sortis pour rencontrer le transfert du lieu d'audience de Goren, tandis que les autres plaignants observaient « de loin » (ibid., paragraphe 13), et l'argent a été versé au transfert du lieu d'audience de Goren.
Contrairement au reste de ses collègues de la catégorie des plaignants 3 à 7, M. Shimoni et son épouse n'ont pas signé le contrat à la date signée par les autres plaignants, le 10 août 2011, car, selon M. Shimoni, il ne disposait pas de la somme requise à ce moment-là. Ce n'est qu'après avoir pu réunir la somme requise qu'il est arrivé avec sa femme le 28 août 2011 pour signer le contrat, dans un format similaire à celui signé par le reste de ses amis. Selon lui, c'est sa femme qui a signé le contrat seule, même si « en pratique, j'étais l'acteur actif dans la transaction et que seule la signature officielle était celle de ma femme » (ibid., paragraphe 18).
- Shimoni savait, au moins depuis le 10 août 2011, que le vendeur exigeait que le paiement soit en espèces, et que le montant à inscrire dans le contrat serait inférieur à celui qui serait effectivement payé. Par conséquent, je ne donne aucun crédit à son affirmation selon laquelle ce n'est qu'« avant de signer le contrat » (paragraphe 9 de son affidavit) qu'il était au courant de l'exigence que le montant à inscrire dans le contrat soit inférieur. M. Shimoni a témoigné de lui-même qu'il était « l'esprit actif dans cette transaction » (p. 1416, paras. 9-11) et qu'il était également présent avec ses amis lors de la signature de leurs contrats le 10 août 2011.
Ce n'est donc pas une demande surprenante que M. Shimoni ait apprise lorsque son épouse a signé le contrat le 28 août 2011, mais plutôt une demande qu'elle avait commandée au moins deux semaines et demie auparavant. Le couple Shimoni aurait pu sérieusement se demander pendant longtemps s'il était approprié de signer le contrat, malgré les exigences inhabituelles du vendeur, tant en termes d'acquisition d'argent liquide que pour enregistrer le faible montant du contrat. Le témoignage de Mme Shimoni Cohen indique qu'avant de signer le contrat, elle n'était pas du tout au courant de l'enregistrement de la faible somme par les autres plaignants environ deux semaines et demie plus tôt, et M. Shimoni a admis que « je pense que Carmit n'en était pas au courant » (p. 1458, question 12 ; Voir aussi ibid. : p. 1505, paras. 3-8). Le fait que M. Shimoni ait caché ce fait à sa femme, puisque, selon lui, « j'avais peur d'elle » (p. 1514, question 21 ; ibid., p. 1515, s. 2), montre qu'il pensait que s'il l'en informait, elle refuserait de signer le contrat, surtout compte tenu des autres points d'interrogation qui lui avaient été révélés. Dans ces circonstances, ce sont les prévenus qui cherchent à réparer l'injustice, et non les prévenus.