Cela est particulièrement vrai lorsque, même après la conversation de clarification que M. Shimoni a eue avec M. Dahari, M. Zidon a témoigné que « je n'ai pas cru » à l'affirmation de M. Dahari « qu'il n'y a aucune chance et que le directeur ne l'utilisera jamais » (ibid., p. 1208, paras. 17-23). M. Zidon ajouta que ses amis « y avaient cru » (ibid., ibid.) et « ils n'étaient pratiquement pas dérangés par cela » (ibid., p. 1210, p. 26 à p. 1211, s. 1), tout en pensant « que je babillais » (ibid., p. 1209, s. 24). Cependant, il a dit, « tout ce temps », il est resté ferme dans sa position « qu'il y a de très bonnes chances que nous l'ayons mangé. J'ai parlé aux amis » (ibid., p. 1210, paras. 2-4).
Compte tenu de tout ce qui précède, on s'attendait à ce que M. Sidon agisse pour annuler le contrat après avoir compris qu'il y avait une forte probabilité qu'en cas de changement de désignation, le gestionnaire reprenne le terrain en sa possession. M. Sidon a admis que, en effet, « Je voulais, eux ne voulaient pas. Ils ne le voulaient pas » (ibid., p. 1213, question 6), mais selon lui, « socialement, je fais partie d'un troupeau » (p. 1212, question 13), et que « je n'aurais pas été plaignant sans eux. Il n'y a pas, il n'y a aucune chance » (ibid., p. 1209, s. 15 ; Ibid., p. 1211, p. 13-14 ; ibid., p. 1309, p. 8-12 ; voir aussi : ibid., p. 1211, p. 25-26).
Le choix conscient de M. Sidon de ne pas annuler le contrat à ce moment-là, et du moins de ne pas engager d'action en justice ou d'entreprendre toute autre manière susceptible d'annuler ou de réduire les dommages allégués, repose, selon lui, sur le fait qu'il « fait partie d'un troupeau ». Il va sans dire que cet argument ne peut être entendu, et en tout cas, puisqu'il a choisi de ne pas le faire, il n'a pas le pouvoir de prétendre que ses dommages se sont aggravés au fil des années. Quoi qu'il en soit, M. Sidon a témoigné que la raison qui a servi de base à son absence de l'acte reposait non seulement sur le fait qu'il faisait « partie d'un troupeau », mais aussi par le fait que, pour lui, « il vaut la peine que je prenne le risque » (p. 32 de la transcription jointe en annexe P/5 aux preuves, par. 20-21). M. Zidon a témoigné qu'il n'avait même pas contacté son avocat pour le transfert d'un lieu d'audience de Mualem ou à un vendeur afin de transférer le lieu de l'audience Goren (p. 1204, paras. 12-15).