Dans le témoignage de M. Elia Shimoni, il a admis qu'après que M. Zidon lui ait parlé de l'affaire en 2012, il avait appelé M. Dahari pour lui demander si le gestionnaire pouvait reprendre le terrain en sa possession. En réponse, il affirma que M. Dahari avait répondu : « Il n'y a pas moyen, cela n'arrive jamais, cela n'est jamais arrivé » (p. 1464 des Prov. Sh. 1-2). En réponse à la question de la cour sur la raison pour laquelle il avait appelé M. Dahari, qui n'est pas autorisé à répondre, M. Shimoni a répondu : « Je n'étais pas l'autorité légale propriétaire de notre groupe » (ibid., p. 1467, paras. 11-12). Selon lui, il a contacté les deux avocats du groupe (Ariel Cohen's Hearing Location et Younger Sessions, Plaignants 4-5, Addendum à moi), qui lui ont dit « qu'ils ne connaissaient aucune de ces pratiques » (ibid., p. 1469, para. 18). Il a ensuite affirmé qu'ils « n'en faisaient pas partie » (ibid., para. 26). Lorsqu'on lui a demandé si les avocats n'étaient pas compétents dans le domaine (« ils n'y sont pas », comme il le dit), pourquoi les plaignants n'avaient pas mieux examiné les points d'interrogation qui leur étaient révélés, il a répondu : « Oui, oui. Nous étions naïfs. Nous étions naïfs. Je demande à mon seigneur, et si je savais, qu'est-ce que cela m'aiderait ? » (ibid., p. 1470, paras. 10-11). Il affirma plus tard que « je n'avais pas peur » (p. 1531 du Pérou, s. 12). M. Shimoni a admis que si les demandeurs avaient clarifié la question à ce moment-là, ils auraient eu le pouvoir d'exiger l'annulation de la transaction, et ainsi d'empêcher les dommages-intérêts qu'ils réclament dans ce procès, et du moins dans la mesure de leur part significative (p. 1527, art. 1).
- Shimoni a en outre affirmé avoir parlé avec M. Dahari mais ne savait pas qu'il devait clarifier la question avec son avocat, et que le lieu de l'audience avait été transféré à Mu'alem (ibid., p. 1532, question 4 ; ibid., p. 1536, questions 3-4). Il ajouta en outre qu'il ne se souvenait pas de ce sur quoi M. Dahari s'était appuyé dans sa réponse à son encontre qu'il n'y avait aucune crainte que l'Administrateur reprenne les terres (ibid., p. 1533, art. 10).
Dans ce contexte, je note d'abord que le choix des plaignants de ne pas contacter leur avocat à ce moment-là, le transfert du lieu de discussion depuis Mualem, renforce ma conclusion qu'avant la signature des accords, le transfert du lieu de discussion que Mualem leur avait informé de la clause 15 du contrat de location, sinon - suite à la préoccupation marquante soulevée par M. Sidon peu après la signature des contrats - on aurait pu s'attendre à ce que les plaignants en veuillent à leur avocat pour la raison pour laquelle il ne leur a pas clarifié la clause 15 avant la signature des contrats. Certainement, leur choix de ne pas se tourner vers lui n'est pas du tout compris. Contrairement à cette affaire, en ce qui concerne les retards dans le transfert des droits à leur nom peu après l'achat, tous les demandeurs savaient très bien comment se tourner vers le transfert du lieu d'audience dans cette affaire (voir, par exemple, le paragraphe 15 de l'affidavit du cessionnaire du lieu de l'audience Junger ; l'enquête d'Elia Shimoni aux p. 1537, paras. 12-20). Quoi qu'il en soit, il n'y a aucun doute qu'aucun des plaignants n'a contacté le transfert du lieu de discussion de Mu'alem ou vers le transfert du lieu de la réunion de Goren et n'a pas examiné la question dans les bureaux du directeur, à l'exception d'une seule conversation que M. Sidon a eue avec M. Dahari, même si ce dernier n'est pas avocat et ne peut pas témoigner sur la formulation du contrat et ses possibles conséquences juridiques.
- Shimoni a admis qu'il pensait à l'époque, en 2012, qu'« il y a une chance... Il se peut que » (ibid., p. 1539 des Prov. Sh. 7-9) l'administrateur reprenne la terre en sa possession. En dépit de ce qui précède, les plaignants se sont contentés de clarifier la question avec M. Dahari « et nous l'avons annulée » (ibid., art. 21).
Parallèlement aux déclarations de M. Zidon et de M. Shimoni, même après le transfert du lieu de l'audience, Junger a affirmé dans son affidavit : « Après quelques mois, des rumeurs m'ont parvenues selon lesquelles il était possible qu'en cas de changement de désignation, le terrain reviendrait à l'Administration, mais il me semble qu'il nous a dit qu'il avait parlé avec Dahari et que ce dernier lui a dit que cela n'était pas pertinent pour notre affaire et a même suggéré que nous essayions de vendre nos terres à d'autres parties intéressées » (paragraphe 16 de son affidavit). La version du transfert par Aotearoa du lieu de l'audience de Junger sur cette affaire pose des difficultés. Comme indiqué, M. Zidon a témoigné qu'après sa conversation avec M. Dahari, je n'y ai pas cru. Ils l'ont cru et je suis parti avec eux » (ibid., 1208 s. 17-23), et que « j'étais très bouleversé » (ibid., p. 1210, p. 22). À la lumière de cela, M. Sidon a témoigné qu'il souhaitait annuler l'accord, mais que les autres plaignants s'y sont oposés (ibid., p. 1213, para. 6). Dans ces circonstances, il est difficile de concilier l'argument de l'avocat pour le transfert du lieu de l'audience Junger selon lequel les plaignants étaient satisfaits de l'argument vague de M. Dahari, alors que M. Zidon lui-même estimait que ses propos ne devaient pas être utilisés. Au minimum, puisque la plainte affirme que s'ils avaient eu connaissance de la clause 15, ils n'auraient pas signé les contrats, on s'attendait à ce que les plaignants continuent à examiner la question concernant le transfert du lieu d'audience de Mu'alem et le transfert du lieu de l'audience de Goren ainsi que des bureaux de l'ILA.