Dans l'ensemble, à mon avis, il est raisonnable de supposer que dans la course au potentiel commercial que les plaignants 3 à 7 envisageaient, ils ont choisi de fermer les yeux sur tous les « voyants d'avertissement » placés contre eux, y compris le fait que dans les contrats qu'ils ont signés, il était explicitement indiqué que les droits du vendeur, après le transfert du lieu d'audience de Goren, étaient des « droits de location de l'Administration foncière israélienne » (voir le premier des contrats), et aussi du fait que le transfert du lieu de l'audience les informait de la clause 15 du contrat de location. Dans leur empressement à signer les contrats, les plaignants choisirent de ne pas leur accorder de considération, espérant qu'au final les choses s'arrangeraient et que si le gestionnaire rendait néanmoins les parcelles de terrain, il recevrait une « belle compensation », comme en témoigne le témoignage fiable du transfert du lieu de l'audience de Mu'alem (p. 2522, paras. 13-14).
Mme Shimoni Cohen a témoigné en son équité : « J'ai préféré que cette transaction ne soit pas faite » (ibid., p. 1354, para. 7), mais selon elle, elle a néanmoins signé le contrat parce que son associé, M. Elia Shimoni, « n'a pas peur des risques, je suis plus attentionné, je suis plus prudent et j'ai préféré ne pas faire la transaction » (ibid., paras. 15-17). Mme Shimoni Cohen ajouta en outre que la combinaison de ces mots menait à la conclusion que « les choses ici sont étranges » (ibid., p. 1346, paras. 15-16), et que « tout ici me semble étrange » (ibid., p. 1348, s. 1). M. Sidon a également admis que la constellation de la signature des transactions est une chose « délirante, délirante » (p. 1286, para. 26), et que « je pense que c'est complètement psychotique. Vraiment, je n'ai pas... Avec le recul, j'ai explosé. Je dis la vérité, vraiment psychotique... » (ibid., p. 1287, p. 7-9) dans la mesure où nous étions « vraiment stupides » (p. 1289, p. 18 ; Ibid., p. 1227 (10-23). Les plaignants ont consciemment choisi de lever les doutes qui surgissaient, de peur qu'ils n'interfèrent avec la réalisation de leurs espoirs qu'ils avaient placés.