Et plus encore. M. Zidon a affirmé lors de son interrogatoire que « à ma mémoire, vous (le transfert du lieu d'audience de Mu'alem - mon ajout) étiez présent à la cérémonie de dépouillement » (p. 1194, question 1), bien que M. Zidon lui-même ait admis ne pas être présent au dépouillement de l'argent qu'il avait remis (p. 1197, question 17). Lorsque M. Sidon fut interrogé sur l'endroit où l'argent était compté, il affirma que cela se faisait dans une « pièce annexe » (p. 1194, paras. 4-7). La version de M. Sidon n'est pas fiable à mon avis. Outre le fait qu'il n'est pas clair pourquoi M. Zidon a permis à M. Moshe Horowitz de compter l'argent qu'il a lui-même versé avec M. Dahari, si le transfert du lieu d'audience de Mualem savait que les sommes que les plaignants payaient étaient inférieures à celles enregistrées dans les contrats, il n'était pas nécessaire de sortir dans une « pièce annexe » du bureau de la personne qui a déplacé le lieu de l'audience de Mualem. Le dépouillement de l'argent aurait pu être effectué au siège social lors du transfert d'un lieu d'audience caché, où les contrats étaient signés. Il n'a aucun sens que Mualem signe les contrats avec les plaignants dans son bureau, puis sorte avec eux dans une pièce annexe de son bureau pour compter l'argent.
Dans ce contexte, il convient également de noter que les plaignants cherchaient à s'appuyer sur les enregistrements Goren-Dahari, afin de prouver que Mualem savait que les contrats enregistraient des sommes inférieures aux montants effectivement payés. Selon la demande, au cours des enregistrements, M. Dahari a déclaré au lieu de l'audience de Goren que, lors du transfert du lieu de la réunion, Mualem pouvait indiquer les montants versés (voir la citation au paragraphe 79 des résumés des plaignants). Cependant, lors de son interrogatoire, M. Dahari a nié que ses propos visaient à dire que, lors du changement de lieu de l'audience, Mualem savait que les sommes enregistrées dans les contrats différaient des montants effectivement versés (ibid., p. 3052, s. 20 à p. 3053, s. 7). Quoi qu'il en soit, je ne trouve pas possible de justifier une conclusion selon laquelle Mualem en était informé uniquement à cause d'une possible interprétation des choses échangées lors de la conversation entre deux parties, dont Mualem n'en faisait pas partie. Il ne suffit pas de transcrire une conversation entre deux personnes pour prouver que le contenu des paroles de l'un des intervenants est vrai à un tiers. Quoi qu'il en soit, j'ai déjà précisé que je suis incontestablement fidèle à la version de la personne qui a transféré le lieu de discussion depuis Mualem, selon laquelle il ignorait que les montants effectivement payés différaient de ceux enregistrés dans les contrats.