Le témoin, le Professeur M. Echo : Je suppose que non.
(De la page 1194, ligne 31, à la page 1196, ligne 30).
- En conclusion – au final, et compte tenu de ce qui précède, j'ai constaté que les résultats de l'enquête ne devraient pas être dignes de confiance. Il convient de rappeler que les requérants, en tant que représentants du groupe, n'ont pas été personnellement interrogés par l'expert pour soutenir leurs affirmations selon lesquelles ils étaient anxieux et craintifs de la pollution de l'air émanant des intimés (voir le témoignage du Professeur Lahad aux pp. 1175-1176). En résumé, il convient aussi de préciser que j'ai trouvé des lacunes dans l'enquête, entre autres, dans le caractère :
- Un échantillon d'une population qui n'est pas représentatif de la composition des habitants de la baie de Haïfa, ainsi, par exemple, l'échantillon n'incluait pas les Arabes, ni même les adultes de plus de 70 ans ou les jeunes de moins de 18 ans (voir, par exemple, le témoignage du professeur Lahad à la page 1197).
- L'échantillon n'était pas équilibré selon les sexes (la part des femmes participant était inférieure à leur part dans la population) [voir aussi le paragraphe 411 des résumés des répondants].
- Les groupes échantillons n'ont pas été ajustés selon un paramètre pertinent de statut socio-économique et d'éducation [voir aussi le paragraphe 411 des résumés des répondants].
- Les deux experts se sont contredits quant à la validité du questionnaire et leurs réponses n'étaient ni identiques ni cohérentes, lorsqu'il s'est avéré qu'une ou deux questions seulement étaient valides [voir aussi le paragraphe 406 des résumés des répondants].
- Le Dr Lykin a confirmé qu'il n'avait pas vérifié si la répartition des réponses était normale, ce qui est une condition nécessaire pour l'application du test « Manova » utilisé, comme il l'a dit dans cet échantillon [voir aussi les paragraphes 416, 418 et 423 des résumés des intimés].
- Le Professeur Lahad a confirmé que l'échantillon en question « n'est pas une étude de preuve » (page 1178) ni une « étude de contact » (page 1123) et qu'il s'agit d'une « enquête » (page 1237) et il a confirmé qu'il déduit l'existence d'un « stress chronique » « de la vie dans un environnement où il existe une menace sérieuse de pollution de l'air. » Selon lui, « ...Sur ce sujet particulier, oui, je relie les deux » (page 1232, lignes 18-31). Il ressort donc que la conclusion du stress chronique n'est pas un fait prouvé, mais déduit plutôt d'une combinaison de circonstances.
- Concernant une circonstance concernant les sources de la menace de pollution de l'air, nous constatons que le professeur Lahad croyait à tort que seules les usines en étaient la source (voir aussi l'article 698 ci-dessus).
- Le professeur Lahad a témoigné à propos de l'enquête et a admis, d'une manière ostensiblement en soutien à la conclusion de la cour ci-dessus, que :
Avocat Dr Tal Rotman : Donc tu n'as pas vraiment mesuré. Je vous le suggère,