De cette manière, la situation diffère, par exemple, du droit pénal concernant les arrestations. Le mandat de la législature dans cette loi est qu'un prévenu ne peut être arrêté qu'après qu'une mise en accusation ait été déposée contre lui uniquement si « l'objectif de l'arrestation ne peut être atteint en cours de route... » que la violation de la liberté du prévenu est moindre » (selon les termes de l'article 21(b)(1) de la loi sur la procédure pénale (pouvoirs d'exécution – arrestations), 5756-1996 (ci-après – la loi sur les arrestations), et comparer le libellé similaire de l'article 21A de la loi sur la procédure pénale [version consolidée], 5742-1982, avant l'adoption de la loi sur les arrestations). La législature a établi une préférence conséquente. Dans cette situation, il me semble que le tribunal est plus obligé d'examiner le résultat dans l'affaire concrète selon le critère de l'application de la loi. En revanche, dans une situation où le législateur accorde une large discrétion à l'autorité sans fixer de critères pour l'exercice de ce pouvoir arbitraire, la cour doit être plus prudente avant de déterminer quels critères sont appropriés. Il est toujours plus facile de déterminer quels tests sont inappropriés parce qu'ils sont invalides. Cependant, dans le domaine de la raisonnabilité, les résultats peuvent varier non seulement dans l'application du test mais aussi dans sa détermination. Le tribunal est tenu de veiller à ne pas imposer à l'autorité un critère qu'il juge approprié. Je discuterai de ce sujet plus tard.
(d) Un équilibre qui existe dans la loi:
La Loi sur les pouvoirs est une tentative de compromis intéressante. D'une part, la législature a discuté de la question difficile de la vente de porcs, et d'autre part, elle s'est abstenue d'établir une solution nationale uniforme. La législature n'a ni interdit ni autorisé la vente de porc dans ces conditions ou d'autres à l'échelle nationale, mais a laissé la question à la discrétion de chaque municipalité. À première vue, on peut se demander pourquoi la loi à Haïfa sera différente de celle de Ramat Gan. Cependant, d'un point de vue plus large, la législature a pris en compte les différences entre les différentes populations, et j'ajouterais aussi les différences entre les différentes histoires et les différents personnages. C'est judicieux pour orienter le résultat. Il est clair que toutes les municipalités n'atteindront pas le même résultat. Il y aura des municipalités qui décideront d'imposer une interdiction radicale, et d'autres qui décideront de s'en abstenir. La ligne de démarcation ne sera pas nécessairement une ligne géographique entre le nord et le sud ou entre l'est et l'ouest. De cette manière, même celui qui est lésé par l'imposition d'une interdiction d'une certaine mesure – et toute interdiction, même dans une rue, viole ce droit – sera lésé, car non loin de l'endroit interdit de vendre ou d'acheter, il y aura un endroit où se trouvera le concessionnaire.