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Appel pénal (Be’er Sheva) 7182/98 Shmukler et al. c. État d’Israël – Municipalité d’Ashkelon Vice-président Y. Pepper

octobre 27, 1999
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Appel pénal 98 / 7182

Yuri Shmukler et al.

Contre

État d’Israël – Municipalité d’Ashkelon

Au tribunal de district de Be’er Sheva, siégeant en tant que Cour d’appel pénale

[27.10.1999]

Devant le président A. Laron, le vice-président Y. Pilpel et le juge N. Hendel

Appel contre le jugement du tribunal de magistrats d’Ashkelon du 8 mars 1998 dans l’affaire pénale 260/95 rendue par le juge Y. Yitzhak.  L’appel a été rejeté par la majorité des opinions.

Alexander Shmerling – au nom des appelants ;

Ilana Marcus – au nom de l’intimé.

Jugement

Vice-président Y. Pepper

  1. Journaliste-L'acte d'accusation

Une inculpation a été déposée contre les appelants, leur attribuant la commission d'une infraction en vertu de l'article 3 du règlement d'Ashkelon (Cochons et porcs), 5718-1958 (K.T. 5718-1624) (ci-après – le règlement).

Le rédacteur de l'acte d'accusation a commis une erreur dans la formulation de l'acte d'accusation en attribuant aux appelants une infraction au titre de l'article 3 du règlement, puisque l'article 7, qui est la section pénale, aurait également dû être ajouté à l'article 3.  Cette erreur peut être corrigée et je décide de corriger le jugement du tribunal de première instance en ajoutant l'article 7 à l'article 3 du règlement.

Selon l'article 3 du règlement, il est interdit de vendre, de causer ou de permettre la vente de « viande de porc ou de ses produits destinés à la consommation » dans les limites municipales de la ville d'Ashkelon, et toute personne violant cette disposition est tenue de payer une amende, conformément à l'article 7 du règlement.

Tous les appelants sont propriétaires de charcuteries qui vendaient (comme allégué dans l'acte d'accusation) du porc, durant la période Irian.

Les appelants ont nié les faits détaillés dans les actes d'accusation déposés contre eux.  Au départ, les appelants ont déposé une requête auprès de la Haute Cour de justice pour annuler les actes d'accusation portés contre eux, mais d'après les déclarations de leur avocat, l'avocat Shmerling, il semble que la requête ait été rejetée et que la Cour suprême a ordonné que tous les arguments concernant l'acte d'accusation et sa légalité soient présentés devant la cour d'appel (une copie de la décision de la Haute Cour de justice ne nous a pas été fournie).

Après que la défenderesse eut terminé de présenter ses preuves, l'avocat Shmerling, avocat des appelants, informa le tribunal que ses clients choisissaient de garder le silence et qu'ils n'apportaient aucune preuve.  Dans ses résumés, M. Shmerling a cherché à acquitter tous les appelants de l'infraction qui leur était attribuée dans l'acte d'accusation.

  1. Décision-La loi d'une maison-La Loi de la Paix

Les appelants n'ont pas attaqué la  loi sur les autorités locales (autorisation spéciale), 5717-1956 (ci-après – la Loi habilitante), en vertu de laquelle le règlement a été adopté, mais ont seulement attaqué le règlement au motif qu'il contredit la loi fondamentale : liberté d'occupation et la loi fondamentale : dignité et liberté humaines, car elle est « déraisonnable, car ses dispositions sont étendues, d'autant plus qu'il s'agit d'une interdiction absolue et dans toute la région d'Ashkelon...  et que le règlement...  Impose une interdiction totale de la vente de porc dans toute la ville, sans tenir compte de la composition différente de la population et en ignorant complètement le fait qu'il y a de nouveaux immigrants de l'ex-Union soviétique qui représentent environ un tiers de la population de la ville, d'autant plus qu'il existe plusieurs quartiers peuplés de nouveaux immigrants consommateurs de porc. »

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